Sylvia est une jeune maman musicienne que j’ai eu le plaisir de rencontrer au cours de l’automne dernier, dans une petite brûlerie du quartier St-Roch de Québec. Depuis octobre, elle travaille sur son matériel audio afin de lancer, le plus tôt possible, son tout premier album. Elle a l’habitude de mener de front plusieurs projets à la fois. Présentement, en plus de son rôle de maman, Sylvia occupe un poste d’adjointe administrative pour une maison de disques, elle donne également des spectacles et elle travaille sur un album.
Originaire de Québec, plus précisément de Val-Bélair, c’est presque par hasard que Sylvia est tombée dans la musique. Adolescente, elle préférait les arts plastiques et s’adonnait au dessin. Ce n’est que quelques années plus tard, lorsque son père lui a donné sa guitare, qu’elle s’est mise à gratter de l’instrument. Aujourd’hui, c’est une Gipson d’une cinquantaine d’années que l’on peut voir à son bras. La chanteuse estime beaucoup les objets qui ont du vécu. « Il y a quelque chose de magique dans les vieilles choses, elles portent la marque du temps. »
Au quotidien, la compositrice trouve l’inspiration auprès des femmes même si sa vie actuelle est peuplée d’hommes. Son conjoint fait d’ailleurs partie du groupe Isabeau et les chercheurs d’or. Alors qu’à ses débuts, Sylvia touchait au folk et au jazz, elle affectionne plus particulièrement le country depuis quelques années.
Sylvia est, avant tout, quelqu’un d’authentique. « J’ai voulu, à travers mes chansons, avoir un regard vrai sur les choses et en même temps aller chercher quelque chose de magique avec la scène. »
Étant encore peu connue, Sylvia trouve assez difficile de bien cerner et de bien connaître son public. « Le public, c’est quelque chose qu’il faut trouver et il faut savoir où le trouver. Je pense que les gens reçoivent bien ma musique. Je pense qu’ils sont agréablement surpris. Ils viennent, ils sont curieux. Ils ne s’attendent à rien et finalement, ils passent une belle soirée! » Ce qui est important pour elle, c’est que les gens apprécient l’histoire qu’elle raconte et qu’ils puissent se l’imaginer.
Lorsque la musicienne parle de son futur album, elle espère qu’il la représentera aussi bien qu’une photographie. Elle souhaite que toutes les pièces réunies représentent la musique ainsi que les inspirations qu’elle avait au moment de le produire; qu’il soit un morceau de sa vie en quelque sorte.
Pour Sylvia, un album n’est que le commencement d’une aventure. Dans l’industrie du disque et de la musique, la détermination est vitale. Notre artiste aime le concret, elle aime tenir un disque entre ses mains. En plus de la musique, elle veut qu’il y ait une réelle conception artistique derrière la pochette de son disque. C’est d’ailleurs une des raisons qui la pousse à mettre son matériel sur un disque plutôt que de le vendre en ligne.
Sylvia sera en première partie de Tire le coyote le 11 février prochain au Vieux Bureau de Poste de Saint-Romuald.
Pour la découvrir davantage :
www.myspace.com/sylviabeaudry
www.facebook.com/sylviamusique
www.vieuxbureaudeposte.com







