Vous connaissez le cristallophone? Vous avez déjà entendu le son d’un didgeridoo ou d’un djembé de verre? Kalibre vous fait découvrir Nicola Mainville et ses instruments métissés et merveilleux, qui seront exposés à la galerie Espace Verre lors de l’exposition Racines cristallines, jusqu’au 6 mai 2011.
Nicolas Mainville est originaire de la Rive-Sud de Montréal. Depuis longtemps il est un grand tactile, il aime toucher, mais surtout fabriquer. L’éphémère ne l’intéresse pas, il recherche le durable et le solide, sans oublier un côté pratique et un souci de l’esthétique qu’il ne peut mettre de côté.

Soufflé par la musique
Dès l’adolescence, il développe un goût prononcé pour la musique, mais décide d’entreprendre en 1995 une formation technique en métiers d’art option ébénisterie artisanale au Cégep du Vieux-Montréal. Il poursuit son apprentissage en 1998 au même endroit, mais en optant cette fois-ci pour l’option verre.
Nicola travaille comme assistant maître souffleur à Marseille pendant 8 mois. C’est là que sa technique se peaufinera et que son désir de création prendra de l’ampleur. De retour au Québec, il se lance dans la création d’instruments de musique en verre, pour lui une grande source d’inspiration qui lui rappelle sa passion de jeunesse : la musique. Il devient également l’un des rares artisans en Amérique du Nord à travailler aussi le cristal comme matière première à transformer, notamment grâce à la conversion d’un four à céramique en four pour le cristal et le verre. Malgré la liberté qu’il se donne avec les matériaux, il ne néglige jamais la qualité sonore qu’un instrument se doit de posséder. Étant un grand consommateur de musique, il s’assure que rien ne sera laissé au hasard. Le verre ayant une bonne capacité de résonance, le son de ses instruments est souvent bien plus puissant qu’un instrument commercial.

Influences
C’est sa jeunesse montréalaise qu’il l’inspire dans le choix des instruments qu’il crée. En effet, le multiculturalisme de la métropole s’inscrit dans ses premières œuvres (les percussions et le didgeridoo). Une influence qui se remarque dans la forme de ses xylophones, l’arche sous les lames ayant une forte ressemblance avec la structure du balafon, un instrument africain.
Nicola produit à présent une dizaine de didgeridoos par année pour des particuliers qui entendent parler de lui, souvent grâce au bouche à oreille.
La suite
Dans le futur, il pense sacrifier une partie de l’esthétique de ses œuvres pour atteindre une qualité sonore encore plus grande, une qualité symphonique prononcée. Étant un artiste des métiers d’arts d’avant-garde avec ses instruments, on peut s’attendre à tout de sa part. Il se consacre présentement à la recherche de nouveaux instruments à produire et au développement de marchés.
Il est possible de voir et d’entendre les fabuleuses créations de Nicola sur son site Internet au : www.nicolamainville.com
Vous pouvez également voir ses œuvres en personne – et en jouer! — à la galerie Espace Verre de Montréal, jusqu’au 6 mai 2011, via son exposition Racines cristallines.
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