L’expression de la beauté dans Lanaudière

Tout sur la création du Festival de Lanaudière, dont la 33e édition s’ouvre le 10 juillet prochain. Consultez la programmation complète, les soirées cinéma gratuites ou la Série au Musée d’art de Joliette sur: www.lanaudiere.org
Le père Fernand Lindsay, inspirateur et fondateur de cet événement et décédé le 17 mars 2009, disait, dans l’étude de cas réalisée sur le Festival en 1989 à télécharger ici: « Il faut essayer de découvrir ce qui est bon et ce qui plaît au public. (…) C’est en voulant se faire plaisir qu’on essaie d’identifier le goût du public avec le nôtre. Il faut avoir envie de réaliser quelque chose en gardant bien en tête la mission : faire la plus belle musique possible en réunissant les meilleurs musiciens. De grands noms, bien sûr, mais il faut penser aux musiciens québécois, canadiens, sans compter les jeunes issus de la grande tradition musicale de Joliette, comme la violoniste Angèle Dubeau, par exemple. Je sais ce que je fais. Ce que j’ai le goût d’entendre, ce que j’ai le goût de faire, ça devrait marcher. Je suis tellement convaincu quand je dis que c’est beau et que le produit est bon, que ça va marcher. C’est ainsi que je réussis à convaincre le conseil d’administration ».
– Tiré du cas Le Festival international de Lanaudière, produit par Micheline Lesage sous la supervision du professeur Laurent Lapierre – Tous droits réservés Centre de cas HEC Montréal, 1989.
Les retombées de cet événement, 20 ans plus tard, prouvent qu’il a su transmettre sa passion pour la musique, qui selon lui était « l’expression de la beauté des choses ».
Marie-Hélène Falcon et le FTA

Crédit photo: Gilbert Duclos
Marie-Hélène Falcon, la co-fondatrice du Festival TransAmériques (anciennement Festival de théâtre des Amériques), dont l’édition 2010 vient de s’ouvrir à Montréal jusqu’au 12 juin, est une vraie battante qui compte parmi les défricheurs de la création contemporaine au Québec. Selon elle: « en art, la chose la plus importante est la liberté de créer. Au Québec, le plus important est de permettre à la création de s’exprimer. Il faut privilégier et soutenir cette force d’expression qui est notre liberté et notre identité. »
Tiré du cas Marie-Hélène Falcon et le Festival de théâtre des Amériques produit par Manon Touchette et le Laurent Lapierre, Centre de cas de HEC Montréal, 2000. À télécharger ici
Normand Laprise, ce grand Toqué!

« Je lui ai dit que la cuisine californienne, je ne savais pas ce que c’était. Et puis, pourquoi faire de la cuisine californienne lorsque nous sommes ici, au Québec?… J’ai ajouté que ce qui m’intéressait, c’était une cuisine de marché, une cuisine de produits frais. Voilà ce que je désirais développer : aller voir les producteurs et travailler directement avec eux pour élaborer une belle qualité de produits. Parce que je croyais, et je le crois encore, que le Québec a un potentiel énorme pour ça. Mais il faut le demander! »
Pour découvrir le savoureux parcours de Normand Laprise, l’un de nos respectés précurseurs et créateurs culinaires, jusqu’à la fondation de l’excellent restaurant Toqué!, cliquez ici
Tiré de : Normand Laprise: Toqué! de qualité - cas produit par Claudine Auger, Cécile Lagoutte et les professeurs Francine Harel Giasson et Laurent Lapierre.
Tous droits réservés: Centre de cas, HEC Montréal
Cas: Marie-Thérèse Fortin et le Théâtre d’aujourd’hui

» Il m’a demandé si c’était ce que je voulais faire, si j’aimais le théâtre. Je lui ai répondu oui. Mais ce n’était pas une chose à laquelle j’avais vraiment pensé parce que du milieu d’où je venais, il n’y avait rien de ça. Lui, il avait été comme frappé. Il me tenait par les deux bras et me disait que je devais devenir comédienne. Il m’a proposé son aide pour préparer les auditions. C’est que nous avons fait. »
– tiré du cas Marie-Thérèse Fortin et le Théâtre d’aujourd’hui, qui retrace le parcours de cette figure connue du théâtre québécois mais aussi de l’institution qui a vu le jour en 1968 sur la rue Papineau, à Montréal.
Cas produit par Anne-Catherine Rioux et le professeur Laurent Lapierre
Pour télécharger le cas, cliquez ici
Cas: Ghislain Bouchard et La Fabuleuse Histoire d’un Royaume

Si belle soit-elle, toute oeuvre est sujette à améliorations. Ce fut le cas pour La Fabuleuse Histoire d’un Royaume, dont Ghislain Bouchard retoucha quelques éléments techniques, des moments de mise en scène, des parties de la bande sonore. Il est, comme toujours, très critique de ses oeuvres : «Mes textes, je les réécris dix fois. Je « garroche » et puis, après, je corrige. Entre la première et la dernière écriture, il y a au moins huit à dix reprises. J’élimine les répétions de termes, les fautes d’accords de toute espèce. Il faut que mon texte soit impeccable. Il n’y a pas d’excuse».
Citation tirée du cas: Ghislain Bouchard, ce «fabuleux» organisateur, cas produit en 2003 par Francine Richer et le professeur Laurent Lapierre.
Ghislain Bouchard, l’un des grands bâtisseurs culturels de chez nous, est décédé le 27 septembre 2009, à l’âge de 77 ans.
Pour accéder directement au cas en format PDF relatant le parcours de ce passionné de la scène, cliquez ici
Le Théâtre Mikhailovsky de Saint-Pétersbourg

par Laurent Lapierre
Titulaire de la Chaire de leadership Pierre-Péladeau à HEC Montréal
Président de l’Observatoire et de la culture des communications du Québec (OCCQ)
http://laurentlapierre.com
http://chairedeleadership.com
J’étais récemment à Saint-Pétersbourg par affaires. Il y a dans cette ville une longue tradition artistique. J’ai assisté à un véritable miracle de marketing. Le Théâtre Mikhailovsky, fondé en 1859 et qui a pignon sur la place du même nom, a connu une résurrection. Il y a peu, on l’appelait dérisoirement « le théâtre de l’Opéra-Ballet Russo-Français ». Dirigé par Vladimir Kekhman, qui a opté pour une approche commerciale qui ressemble à celle de notre Festival de Stratford, le théâtre a repris, depuis 2007, son nom original de Théâtre Mikhailovsky. Ce théâtre attire maintenant les plus grands artistes du théâtre, de l’opéra et de la danse. Les spectacles présentés sont de très haut calibre et les salles sont remplies. Le Mikhailovsky rivalise aujourd’hui avec les plus grandes institutions russes, comme l’Ermitage et le Mariinsky. C’est au Théâtre Mariinsky (le Kirov) que Marius Petipa a inventé les célèbres ballets russes. Le Mikhailovsky rivalise même avec le célèbre Bolchoï. L’Ermitage n’a pas besoin de présentation. Fondé en 1764 par Catherine La Grande, le musée d’État de l’Ermitage occupe une superficie totale de cent quatre vingt quatre mille trois cent dix-sept (184 317) mètres carrés dont soixante mille cent (60 100) sont répartis entre mille cent soixante-dix (1 170) salles d’exposition. C’est comme si Le Louvre et Versailles étaient réunis dans un seul lieu. Le « Vladimir Kekhman and the Mikhailovsky Theatre », grâce à son renouveau récent, fait aujourd’hui la réputation de Saint-Pétersbourg. Une histoire à suivre…
Cas: Jacques Matte et le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT)

« Un projet doit partir du cœur. Pas besoin d’une étude de marché si tu as une bonne idée dans laquelle tu crois. Tu lances ton projet et ensuite tu trouves l’argent. C’est sûr qu’au début, c’est rock and roll. Ça prend souvent cinq ans avant de rouler, mais on n’a qu’une vie à vivre. Si tu as un rêve à réaliser, il faut que tu arrêtes d’en parler, que tu fonces et que tu le fasses. Si c’est une bonne idée, l’argent va venir et ça va marcher. » Citation de Jacques Matte, tirée du cas Jacques Matte et le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT) réalisé par le Centre de cas HEC Montréal.
Pour télécharger ce cas et lire le parcours captivant d’un rêve fou devenu un incontournable pour le cinéma d’ici, cliquez sur PDF
Pour accéder aux autres cas de bâtisseurs d’ici et d’ailleurs, visitez le: http://web.hec.ca/centredecas/catalogue/index.cfm
Sur les traces des grands…qui ont commencé petit

La Chaire de leadership Pierre-Péladeau a été fondée en février 2001 avec la collaboration du Groupe Quebecor, qui désirait perpétuer la mémoire de son président-fondateur, le grand entrepreneur Pierre-Péladeau. Le titulaire est Laurent Lapierre, professeur titulaire à HEC Montréal, qui a voulu en faire un outil de recherche et de réflexion sur le phénomène pluridimentionnel du leadership. Dans ses travaux de recherche et ses activités de formation, la Chaire privilégie une approche empirique consistant à recueillir les témoignanges directs de leaders, à en faire des récits (de type storytelling) les plus fidèles possibles et à présenter ces expériences comme autant de formes uniques de leadership.
Les publications de la Chaire comportent des biographies, des études de cas et des essais qui invitent à la réflexion et à une action en prise directe sur la réalité de la gestion dans tous les domaines de l’activité économique : affaires, administration publique, industries culturelles, sciences, sport, gastronomie, communications, etc. [1]
La Chaire étudie les dimensions conscientes et inconscientes du leadership chez les leaders eux-mêmes, chez ceux et celles qui les suivent, et dans les relations qui s’établissent entre les deux. Par ses activités, elle vise le grand public, puisque le leadership concerne tout le monde : les monographies, les études de cas et les textes courts sont directement accessibles sur Internet ou publiés dans des médias de masse.
Pour consulter le Catalogue de cas et télécharger ces parcours passionnants de leaders d’ici et d’ailleurs, visitez le : http://web.hec.ca/centredecas/catalogue/index.cfm
La Chaire a également produit l’émission Leaders, diffusée à la chaîne Argent http://argent.canoe.com/. Leaders s’inspire de Inside Actors Studio, une émission où James Lipton conduit des entrevues devant public (des étudiants du Actors Studio) avec des personnalités du monde américain du cinéma et du théâtre. Leaders est l’occasion de rencontres avec des leaders œuvrant dans tous les secteurs : affaires, arts et culture, élite intellectuelle, sciences… En 2006, la Chaire publie : Noblesse oblige, l’histoire d’un couple en affaires, et Jacques Duchesneau sur le qui-vive. L’audace dans l’action, puis Sid Lee c’est qui ?, qui a mérité le Grand Prix Grafika – catégorie Livre – en 2008, de même que Pierre J. Jeanniot – Aux commandes du ciel, paru à l’automne 2009. Laurent Lapierre tient aussi la chronique hebdomadaire «leadership», toujours à la chaîne numérique Argent.
Pour en savoir plus, visitez le : http://chairedeleadership.com/presentation


