/ Découverte


Les beaux tableaux de Belo
août 30, 2010

Par Kalibre
Crédits photos: Véronique Côté et Benoît Fontaine

He ben he ben, pas facile de décrire cet artiste à la technique unique et complexe…Commençons par dire qu’il a été élu « Grand gagnant des prix du jury » lors de la 11e édition du Festival International Montréal en Arts (FIMA) cet été.

Les silences- Credit photo: Benoit Fontaine

Belo, artiste peintre originaire de St-Marc-sur-Richelieu, procède un peu comme le ferait l’araignée ; avec la même patience et la même minutie, il tisse un canevas bidimensionnel fait de fils de nylon enchevêtrés surmontés de pièces miniatures, assemblées à différents niveaux qui composent une forme tridimensionnelle contemplative et envoûtante, le genre de truc à vous jeter par terre ou à jouer avec votre tête. Mais dans le bon sens.

Pour l’artiste, le processus de création de chaque pièce est un rituel soigné, qui appelle la réflexion, le recueillement, où il vit une intense symbiose avec son oeuvre. On ne s’en étonne pas quand on réalise le nombre incalculable d’heures nécessaires pour assembler toutes les petites pièces miniatures qui composent l’image finale, celle qui nous apparaît en relief et qu’on a follement envie de toucher. « Quand j’explique que ça me prend des centaines d’heures pour créer une toile, j’aime répondre à ceux qui disent que je dois être patient qu’où il y a passion, pas besoin de patience » déclare le principal intéressé. Fait que tsé.

Après avoir charmé le jury du FIMA et les spectateurs au grand complet, ce fut au tour de Mme Grimaldi de s’enticher grave des tableaux du beau Belo, c’est pas mêlant! Encore sceptique ? Écoutez ça et vous serez définitivement convaincu et impatient de le voir en « vrai » :

Mais en attendant, seuls les Espagnols et visiteurs de la 33e exposition internationale du Cercle des artistes peintres et sculpteurs du Québec à la Casa Da Cultura municipal de Cangas auront cette chance, du 3 au 13 septembre: http://www.capsq.qc.ca/exposition.html

Pour l’instant, on doit se contenter de reluquer les œuvres de Belo sur:
http://www.facebook.com/pages/BELO/252104462978
http://www.celesteprize.com/belo

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Belles fringues pour vilaines filles
juillet 12, 2010

Par Kalibre

On la surnomme Vilaine Demoiselle pour sa griffe de vêtements toujours indomptée, aux tissus et agencements rebelles, conçue pour les femmes qui assument leur beauté, qu’elle soit classique ou farouche.

Indomptée, Lydianne Morency, créatrice de mode et fondatrice de Vilaine, l’est aussi. Depuis 5 ans, cette entrepreneure frondeuse et maman déterminée travaille passionnément à réaliser son rêve de créer sa propre compagnie. Pour l’atteindre, elle n’a pas hésité à descendre coudre la nuit dans un sous-sol pas fini lorsque bébé no.1 était endormi, et à allaiter bébé no. 2 backstage lors de son premier défilé. C’est vous dire que rien ne l’arrête. En plus de ses créations pour les femmes avant-gardistes, qui recherchent la subtilité et la différence, Lydianne crée pour les entreprises (ex. : restos, boutiques, etc.) des vêtements mode sur mesure pour leurs employés.

Vilaine Demoiselle est maintenant présente dans une dizaine de points de vente au Québec. On peut se procurer ses créations directement à La Nef, une ancienne église transformée en Centre d’arts qui héberge plusieurs locaux d’artistes située sur la rue King Ouest à Sherbrooke – le coup d’œil vaut le détour – ainsi que sur la boutique en ligne Etsy à : http://www.etsy.com/shop/VilaineDemoiselle.

Dans cette belle boutique-atelier qu’elle partage avec la créatrice de bijoux ZaO (voir l’article ci-dessous), elle organise des Soirées mode V.I.P. pour les filles qui ont envie de faire du shopping privé en gang. Le temps d’une soirée, l’espace vous appartient, et , un verre à la main, vous essayez, avec vos copines, vêtements et bijoux, sous les conseils judicieux des deux créatrices. L’organisatrice de la soirée recevra en plus un rabais sur ses achats !

Lydianne se déplace également à domicile pour les vilaines d’entre vous qui n’habitent pas Sherbrooke.

Vilaine_Image defile

À NE PAS MANQUER : Après un défilé trash dans un stationnement souterrain et un autre dans une salle comble qui rockait à fond, le 3e défilé de Vilaine sera le 25 août prochain dans un endroit inédit ! Au programme : band connu en performance live, en présence, bien sûr, des charmantes Vilaines demoiselles qui vous présenteront la toute dernière collection.

Pour en savoir plus sur Vilaine Demoiselle : www.vilaine.net

Merci à Lydianne pour de beaux fous rires en sa compagnie, à sa fidèle assistante madame Lise et à la belle Marilyne qui a joué les mannequins pour nous… et que dire de la patience de Vincent Desrosiers, notre excellent et multi-tasking caméraman, qui nous a écouté papoter tout l’après-midi.

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zaO: les bijoux qui créent une dépendance
mai 21, 2010

Par Julie Tremblay
Crédit photo : Jocelyn Riendeau

J’ai vu pour la première fois les créations de Stéphanie Fontaine, alias zaO, il y a 4 ou 5 ans, dans un petit kiosque de la Fête du Lac des Nations à Sherbrooke, haut lieu de pèlerinage estival pour familles en crocs et ados sur la brosse de ma patrie d’origine.

Credit photo: Jocelyn Riendeau

Ses bijoux ont tout de suite sauté aux yeux de la magasineuse compulsive de blings blings que je suis. Les matériaux de zaO sont tous attirants : des pierres, billes et perles accrocheuses, des métaux, rubans, plumes et chaînes qui dessinent des formes éclatées, aériennes, comme un collier se prolongeant en bague jusqu’au petit doigt. Des trucs jamais vus, qui swingnent et exercent une attraction ahurissante sur des proies prêtes à flancher comme moi. Et ce petit je-ne-sais-quoi qui dégage à la fois la féminité et la force, et réveille votre côté fauve, terriblement sexy… Je vous vois venir : nul besoin d’avoir une silhouette pulpeuse comme la fille sur les photos, nononon, on les met et ça fait « pop ! » : nous voilà armées et dangereuses.

C’est drôle parce qu’au kiosque de zaO, cette première fois, Stéphanie, toute menue, timide, presqu’effacée à côté de ses bijoux flamboyants, frondeurs, en était presque l’antithèse. Elle ne devait pas avoir plus de 19 ou 20 ans à l’époque.

Je suis retombée sur elle par hasard, il y a près d’un an, via un ami et un article paru dans l’hebdomadaire de la région. Et en visitant son atelier, après toutes ces années, j’étais toujours aussi scotchée sur les modèles qui pendaient aux faux cous/oreilles/doigts des mannequins en montre.

Du hobby des premiers temps, Stéphanie a fondé une petite entreprise en complétant ses études en en adaptation scolaire : « Ça a débuté un soir où je sortais et je n’avais aucun bijou, alors je m’en suis fait un. Il était super simple, mais j’ai reçu plein de beaux commentaires ce soir-là… je l’ai toujours gardé. J’ai donc commencé pour le plaisir, puis ça s’est mis à grossir. Je voyais l’engouement des gens autour de moi et j’ai décidé de partir ma petite entreprise. Au lieu d’être serveuse, comme plusieurs pendant leurs études, c’était mon moyen de faire de l’argent. Même maintenant en travaillant à temps plein dans les écoles, je ne suis pas capable d’arrêter!»

ZaO, en Chinois, veut dire : créer, inventer et en grec: animé,  vivant.
C’est aussi le moteur de Stéphanie et ce qui se traduit dans les pièces uniques de zaO : « J’adore créer une nouvelle collection, et aussi le dessin, la recherche de matériaux et la production. Me laisser aller dans une création, sans objectif précis. Un modèle en fait naître un autre, c’est infini » ajoute-t-elle.

Plutôt autodidacte, la jeune créatrice a suivi une formation à Espace Verre et au Studio du verre, à Montréal, pour créer ses propres perles. « Les bijoux, c’est mon plaisir et j’espère de toujours avoir des collections exclusives. Je souhaite aller plus vers le haut de gamme, le métier d’art, en créant mes perles, une collection limitée et exclusive au Québec. Il se peut quand même que certains de mes modèles soient exportés dans d’autres pays, au Japon et en Europe, mais il faudra que je trouve quelqu’un pour m’aider à gérer tout ça !

Pour être parmi les chouchounes qui font tourner les têtes avec leurs bagues, bracelets, colliers ou boucles d’oreilles zaO, ruez-vous à La Nef au 1175, King Ouest, suite 17, à Sherbrooke. Et pour les autres, rendez-vous au kiosque des bijoux zaO à la Fête du lac des Nations, du 13 au 18 juillet 2010 au Parc Jacques-Cartier de Sherbrooke et surveillez la venue de la boutique en ligne zaO !

http://www.zao-creation.com/

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From Roberval to L.A.
janvier 11, 2010

Crédit photo: Nancy Neil – www.nancyneil.com

De Paris à Tokyo, les fanas de chaussures haut de gamme se jettent sur ses créations au look rétro dès qu’elles se montrent le bout du talon. Qu’il s’agisse de Charlize Theron, Scarlett Johansson, Cameron Diaz, ou plus près de nous, de Mitsou, les plus belles femmes du monde s’empressent, depuis la sortie de sa première collection à l’automne 2008, d’habiller leurs jolis pieds de « Rousseau ».

Credit photo: Nancy Neil_nancyneil.com

Ses escarpins et bottillons de luxe se retrouvent chez les plus grands aux quatre coins du globe, dont les Fred Segal, Barneys, Harvey Nichols. Du p’tit gars de la rue Desruisseaux à Roberval, au Lac Saint-Jean, Jérôme C. Rousseau est devenu, à 32 ans, l’un des designers de chaussures de luxe le plus in de l’heure et habite le chic quartier Beachwood, à L.A., d’où il a une vue imprenable sur le célèbre signe d’Hollywood.

Balèze, le mec. Et pourtant, pas la grosse tête. «  C’est un travail tellement énorme, acharné et magnifique…Je suis très heureux de ce qui se produit, tout ce chemin parcouru en un an à peine ! Avant, je me disais : « Si je fais le Vogue, je vais célébrer comme un fou ! Mais finalement, ça fait partie de ma vie, de mon quotidien… J’ai encore l’impression que si j’arrête de travailler, tout va tomber. C’est sûr que j’ai un enthousiasme fou quand je reçois les premiers échantillons des collections, mais je préfère me concentrer sur le design de chaussures. Je mets tout mon cœur là-dedans », explique-t-il le plus humblement du monde.

La découverte du groove

Déjà tout jeune, il est inspiré par les arts, le théâtre, le dessin technique. Mais c’est la musique qui lui montrera la voie. « J’étais fou de Musique Plus, Much Music, j’ai grandi avec les vidéoclips. J’aimais beaucoup David Bowie, Cyndi Lauper, Duran Duran, tous ces groupes pops, catchy, au style individuel très prononcé ». À 12 ans, sa découverte du clip Groove is in the Heart, de Deee-lite, sera une véritable rencontre, de celles qui changent une vie. « Leur style, leur musique, leur personnalité m’ont vraiment fasciné. Je croyais que c’était eux qui avaient inventé le soulier plate-forme, sans savoir que c’était inspiré de la mode rétro des années’70 », ajoute-t-il.

Credit photo: Nancy Neil_nancyneil.com
Quelques semaines après cette révélation, il trace son premier croquis de chaussure et un autre lors d’un cours d’art, puis reçoit un livre sur les chaussures. «  Durant mes dernières années à l’école secondaire, j’étais véritablement passionné par les chaussures. Tout le monde qui allait à l’école avec moi le savait ». Puis, un ami lui donne un article qui parle de design de chaussures. « C’était sur John Fluevog, le designer des chaussures de Lady Miss Kier, de Deee-lite ! J’avais environ 14 ou 15 ans. Découvrir qu’il s’agissait d’un vrai métier a été un moment marquant ».

Le jeune Jérôme se met activement à la recherche des programmes et écoles où ce type de design se donne.  «  Il faut dire que mon professeur d’éducation au choix de carrière et ma mère ont été d’une aide incroyable. Ils m’ont aidé à chercher les programmes, les écoles où ce type de design se donnait. Les écoles de design de chaussures étaient toutes à l’international, en anglais. Un grand défi, un peu trop grand pour moi à l’époque ». Il opte donc pour le Collègue Lasalle, en design de mode, « car c’est ce qui se rapprochait le plus du design de chaussures. Là-bas aussi, mes profs, tout le monde savait, que moi, c’était la chaussure qui m’intéressait ».

Grâce à  la bourse de la Fondation de la mode de Montréal, qu’il reçoit deux ans d’affilée, il complètera sa formation à Londres, au très réputé London’s Cordwainers College, en design de chaussures et accessoires, où ont été formés notamment les Jimmy Choo et Patrick Cox. « Être dans une nouvelle ville comme Londres m’a ouvert les yeux sur tout ce qui se faisait en design, et beaucoup influencé. » Après ses études, il trouve facilement du travail, auprès de plusieurs designers européens et non les moindres (John Rocha, Matthew Williamson, John Richmond). Puis il reçoit une offre à Los Angeles et décide de faire le saut aux États-Unis…mais s’ennuie rapidement dans ce nouvel emploi. Qu’à cela ne tienne, c’est ainsi qu’il démarre sa compagnie et lance sa première collection, avec ses propres moyens !

Depuis, trois collections de Jérôme C. Rousseau se sont succédées dans les plus chics magasins d’une quinzaine de pays. À l’aube de mettre en marché sa quatrième collection (printemps-été 2010), on peut à présent se procurer ses vertigineuses créations chez Holt Renfrew, à Montréal et chez Tohu Bohu, à Québec. « Une boutique menée par une mère et sa fille, deux belles femmes, élégantes, qui ont la passion de la chaussure haut de gamme ».

Avis aux maniaques de chaussures craquantes : les derniers modèles de Jérôme C. Rousseau seront disponibles à la mi-février 2010.

En attendant, visitez le : www.jeromecrousseau.com

Nouveautés :
La collection fait partie d’une scène importante dans le nouveau film de Terry Gilliam, The imaginarium of Doctor Parnassus (L’imaginarium du Dr Parnassus) sorti en novembre dernier. Dans l’une des scènes, Johnny Depp se retrouve dans un monde de chaussures géantes, des stilettos multicolores et métalliques, tous signés de la griffe Jérôme C. Rousseau.  C’est une scène magique, absolument époustouflante !  « Je suis un grand fan de Terry Gilliam, donc ça me fait énormément plaisir » de dire le designer.


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Matière à fantaisie
novembre 23, 2009

Crédit photo: Michel Huneault – michelhuneault.com

Ce mois-ci, Kalibre vous fait découvrir (ou re-découvrir pour certaines expertes ès accessoires), les fantaisies à porter de Stella bijoux, une griffe québécoise qui roule sa bosse depuis plus de 7 ans déjà…pour le plus grand plaisir des adeptes du simple et chic d’ici et d’ailleurs.

Credit photo: Michel Huneault

La particularité des bijoux créés par Isabel Désy, l’inspiration derrière Stella bijoux et son équipe ? D’abord, l’agencement des couleurs, des formes et des textures. Il faut dire que les matières sont à la base du processus de création de cette entrepreneure et designer originaire des Basses-Laurentides, qui se déplace jusqu’à New York pour dénicher elle-même des matières premières uniques. « Je suis d’abord attirée par une matière, une texture plus lisse, ou plus rugueuse, une bille particulière, et ensuite je crée le bijou, non l’inverse », explique-t-elle. Son amour des matières lui a également fait découvrir un nouveau dada, et elle crée depuis un an ses propres pièces d’étain. Ce qu’il y a de bien avec cette matière, c’est qu’elle ne ternit pas avec le temps et est plus abordable que l’argent », ajoute-t-elle.

Leur côté contemporain. « Ce sont des bijoux qui traversent bien les époques, ont une longue durée de vie. Ils ne se portent pas juste le temps d’une saison, mais  pendant des années, sans se démoder », dira-t-elle…ce qui n’est pas toujours le cas d’un vêtement.

Leur petit côté edge. Les créations d’Isabel Désy ont ce petit quelque chose de joyeux, de coloré, qui ne se prend pas au sérieux. « Un petit côté edge, original, mais pas trop ». Des bijoux de fantaisie distinctifs, qui rehaussent la féminité et savent aussi être passe-partout, pour être portés en toute occasion. « Je m’inspire de mes clientes, de mes amies, de ce que les gens portent dans la rue, n’importe quel jour, pas dans un défilé de mode à Paris ou dans un événement mondain », dira Isabel. Et c’est ce qu’on aime par-dessus tout.

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Kalibre vous offre ce mois-ci un aperçu de la toute dernière collection de Stella bijoux, inspirée des quatre éléments. Mais pour savoir où vous procurer ces accessoires qui vous donneront une impression de nouveauté renouvelée avec chacune de vos tenues, tout voir des créations d’Isabel et vous inscrire à la newsletter pour être informées des ventes,  payez-vous une petite séance de lèche-vitrine à: www.isabeldesy.com

Isabel sera parmi les artisans qui exposeront leurs créations au One of a Kind Show de Toronto du 26 nov au 6 déc. 
www.oneofakindshow.com

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