Une artiste qui détonne

Gwendoline Robin vit et travaille à Bruxelles
www.gwendolinerobin.be
Crédits photos: Sylvie Ferré, Saadi Freixas et Gwendoline Robin
Kalibre vous présente aujourd’hui une artiste peu commune, qui dynamite les lois du réel et de la performance avec ses installations aux allures post-fin du monde, où elle se met elle-même en scène, et en danger…en jouant avec le feu.
Elle présente actuellement Tout va bien à la Manif’d’art 5 (Biennale de Québec), une installation/performance dantesque qui cadre vachement avec le thème de cette cinquième édition : la catastrophe. En manipulant des matériaux explosifs, le feu, la fumée, la pyrotechnie, Gwendoline Robin met une sacrée ambiance et le public sur les dents en s’expédiant – et nous avec – au cœur de l’incident, dans le moment, instable (et explosif !), où tout peut arriver.
Ce rapport à l’immédiateté et au corps, Gwendoline Robin l’approfondit et l’expérimente de toutes les manières, dans des performances qui font appel à des formes d’art multiples, comme le dessin, l’installation, la vidéo, l’édition, et le langage du mouvement. « Gwendoline Robin associe l’objet au corps et à l’espace pour créer des installations et des performances de plus en plus complexes, où l’objet répond à l’espace, le mouvement au feu, la lumière au son de l’explosion, et où le corps de l’artiste peut déambuler, performer, danser avec le danger et la poésie du feu. (…) On y est confronté à la surprise, à la peur, au danger, au soulagement, à l’émerveillement aussi, et à l’humour décalé que provoque l’artiste par la dérision ».
Une belle folie, à vivre absolument.
Pour ceux qui n’auront pas la chance de voir le tout live, voici deux vidéos assez cocasses de Gwendoline EN FEU:
- Gwendoline qui s’éclate des pétards sur la tête: http://www.gwendolinerobin.be/spip.php?article29
- Gwendoline et sa course supersonique: http://www.gwendolinerobin.be/spip.php?article31
Petite bio
Boursière Erasmus en 1991 et Diplômée en Arts Plastiques à L’ENSAV de la Cambre à Bruxelles en 1992, Gwendoline Robin a présenté sa première installation en 1994 à la galerie Camille von Scholz à Bruxelles. Depuis 1994, elle n’a cessé d’exposer son travail dans de nombreux événements et festivals internationaux de performance, de théâtre et de danse. Elle développe également de nombreux projets parallèles avec des collaborateurs de tous horizons (la chorégraphe flamande Karin Vyncke, le compositeur et musicien américain Garrett List, le journaliste scientifique, réalisateur, comédien et auteur Alexandre Wajnberg, le chorégraphe français Boris Charmatz et le chorégraphe franco-belge Pierre Droulers).
Depuis 2004, elle enseigne l’approche de la performance à des étudiants en architecture et arts plastiques à l’Académie des Beaux-Arts de Tournai, où elle propose aussi des ateliers en rapport au corps et au mouvement avec la chorégraphe Marian Del Valle. Depuis janvier 2009, elle est Conférencière pour le cours Performance/Scénographie à l’ESAPV de Mons et pour le Casio Performance à La Cambre, Bruxelles. (source : G. Robin, biographie).
Gwendoline Robin en action à la Manif’d’art :
Tout va bien
Installation + performance de Gwendoline Robin
Où : Le lieu, du 1er mai au 13 juin 2010
http://manifdart.org/manif-dart5/programmation/programmation_principale/le-lieu/gwendoline-robin
[1] Entretien avec Tania Nasielski, pour la Monographie d’artiste 00+7 , Médiatine, Bruxelles 2007.
La créativité ambidextre

Une main c’est bien, mais deux c’est mieux !
Tatiana Timofeeva
Artiste-peintre de 33 ans
Vit et travaille à Paris
Site Internet : www.tt-art.fr
Voilà une artiste visuelle qui crée d’une manière étonnante et à notre connaissance, vraiment unique. Un univers en soi, tout imprégné des paysages du nord de son Extrême- Orient russe natal et de sa ville d’adoption, Paris.
Tatiana Timofeeva approfondit depuis 10 ans une technique de dessin bien particulière, en utilisant les deux mains de manière simultanée. Cet effet combiné crée un jeu de lignes, une danse aérienne et fascinante, qu’elle immortalise sur différents supports : papier, toile, aluminium. « J’utilise en général des fonds blancs, qui me permettent de suspendre ces « lignes-mouvements » dans une dimension à part », précise-t-elle. Un blanc qui rappelle les étendues infinies sous la neige de sa patrie d’origine.
Dans le monde de Tatiana, on voyage dans des villes, des paysages ferroviaires ou enneigés, on revisite des portraits, souvent inspirés de proches. Et on se laisse ensorceler par ce double-jeu de lignes, aux couleurs différentes, une pour chaque main et pour chaque hémisphère du cerveau.
À voir absolument : Tatiana à l’œuvre sur vidéo lors de sa dernière exposition à la galerie Talmart à Paris : http://www.talmart.eu/galerie/mains-doeuvre-tatiana-timofeeva.php
Prochaine exposition :
20 janvier – 30 mars 2010
Exposition à la Mairie du 11e arrondissement Paris
12, Place Léon Blum 75011 Paris











