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Les beaux tableaux de Belo
août 30, 2010

Par Kalibre
Crédits photos: Véronique Côté et Benoît Fontaine

He ben he ben, pas facile de décrire cet artiste à la technique unique et complexe…Commençons par dire qu’il a été élu « Grand gagnant des prix du jury » lors de la 11e édition du Festival International Montréal en Arts (FIMA) cet été.

Les silences- Credit photo: Benoit Fontaine

Belo, artiste peintre originaire de St-Marc-sur-Richelieu, procède un peu comme le ferait l’araignée ; avec la même patience et la même minutie, il tisse un canevas bidimensionnel fait de fils de nylon enchevêtrés surmontés de pièces miniatures, assemblées à différents niveaux qui composent une forme tridimensionnelle contemplative et envoûtante, le genre de truc à vous jeter par terre ou à jouer avec votre tête. Mais dans le bon sens.

Pour l’artiste, le processus de création de chaque pièce est un rituel soigné, qui appelle la réflexion, le recueillement, où il vit une intense symbiose avec son oeuvre. On ne s’en étonne pas quand on réalise le nombre incalculable d’heures nécessaires pour assembler toutes les petites pièces miniatures qui composent l’image finale, celle qui nous apparaît en relief et qu’on a follement envie de toucher. « Quand j’explique que ça me prend des centaines d’heures pour créer une toile, j’aime répondre à ceux qui disent que je dois être patient qu’où il y a passion, pas besoin de patience » déclare le principal intéressé. Fait que tsé.

Après avoir charmé le jury du FIMA et les spectateurs au grand complet, ce fut au tour de Mme Grimaldi de s’enticher grave des tableaux du beau Belo, c’est pas mêlant! Encore sceptique ? Écoutez ça et vous serez définitivement convaincu et impatient de le voir en « vrai » :

Mais en attendant, seuls les Espagnols et visiteurs de la 33e exposition internationale du Cercle des artistes peintres et sculpteurs du Québec à la Casa Da Cultura municipal de Cangas auront cette chance, du 3 au 13 septembre: http://www.capsq.qc.ca/exposition.html

Pour l’instant, on doit se contenter de reluquer les œuvres de Belo sur:
http://www.facebook.com/pages/BELO/252104462978
http://www.celesteprize.com/belo

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Quoi de neuf
août 30, 2010

On a l’impression d’assister à la naissance d’un génie. Hôô, on charrie, vous allez dire… alors on vous défie d’aller voir ses toiles de feu et sa technique inédite et d’en revenir l’oeil sec. Et encore, c’est même pas en vrai. Pour savoir de quoi on cause, direction Découverte de Kalibre.

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André Picard
août 23, 2010

Diplômé de l’Université Harvard en sciences économiques et en mathématiques pures, il débute sa carrière à Radio-Québec de 1979 à 1983, la poursuit à Téléfilm Canada, (Vice-président et directeur des opérations) puis à TQS (Vice-président, programmation). Vice-président film et producteur exécutif de IMAX Corporation de 1988 à 1992, il a été le producteur exécutif de huit films, dont Les Feux du Koweït, mis en nomination aux Oscars, Titanica et Rolling Stones at the Max. De 1993 à 1996, André Picard est Vice-président international, au bureau de Paris, du Groupe Rozon-Juste pour Rire. De 1996 à 2000, il est successivement Président et Directeur général de SDA, et Président de l’unité de fiction canadienne et des films grand format du Groupe Coscient, devenu ensuite Motion International. Il a été producteur exécutif du téléfilm Dr Lucille, de plusieurs séries dramatiques et émissions jeunesse ainsi que du documentaire Riopelle, collage sans titre, 1999. En 2000, il produit chez CineNova Productions le documentaire Perdu en mer. André Picard est Directeur général du Programme français à l’ONF de 2002 à 2004. Consultant depuis 2005, il collabore entre autres avec la SAT (Société des arts technologiques) jusqu’en 2006, Hexagram et au lancement de Contact, la nouvelle série de Stéphan Bureau.


Quoi de neuf
août 23, 2010

Jetez un oeil à la programmation du Festival des Films du Monde (FFM), section Documentaires du monde, pour voir l’excellent film Appelez-moi Salma, un hymne identitaire intense et éblouissant de spontanéité, réalisé par deux jeunes cinéastes québécois très prometteurs. Tous les détails dans notre section Ciné & télé.

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Deux Québécois chez les Hijras
août 23, 2010

Par André Picard
Photos: Daniel Lanteigne:
http://timecode.carbonmade.com/ et Ninon Pednault: http://lesrobidoux.com/

J’ai rencontré Aude et Sébastien par l’entremise d’un ami qui avait visionné leur premier documentaire. Depuis, je suis l’un de ceux qui les accompagnent dans leurs aspirations de cinéastes.

Récents gradués de Concordia et coréalisateurs de courts-métrages de fiction ayant été primés dans des festivals, Aude et Sébastien, un couple dans la vie, entreprennent leurs carrières de cinéastes avec une longueur d’avance.

Photo: Daniel Lanteigne

Ils ont coréalisé leur premier documentaire, Appelez-moi Salma, un film qui suit une petite communauté de Hijras (transsexuelles) du Bangladesh et met en vedette un personnage peu banal et éblouissant de naturel, Salma. Ce film coloré et émouvant est à l’image de la démarche de ces deux jeunes cinéastes, démarche qui est marquée par un profond humanisme, une curiosité sans frontières et une polyvalence propre à leur génération.

Visionnez la bande-annonce:

Ce documentaire de 53 minutes a été produit par Upside Télévision, une société française qui continue de soutenir leur travail. C’est donc avec cette boîte que les deux comparses multi-talentueux – tantôt scénaristes, vidéastes, producteurs, réalisateurs et monteurs – préparent un repérage pour leur deuxième documentaire, un  »road movie » à saveur socio-politique, où ils suivront un vendeur de fruits et légumes sur les routes du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest.

Kalibre : Appelez-moi Salma sera présenté au Festival des Films du Monde (FFM), section Documentaires du monde, entre le 26 août et le 6 septembre à Montréal. Surveillez la programmation pour tous les détails sur : http://www.ffm-montreal.org/

Il sera également du EBS International Documentary Festival, en Corée (28 août), du Warsaw Film Festival et de la tournée canadienne de Cinema Politica.

Et pour mieux connaître ces deux réalisateurs québécois dont on n’a sûrement pas fini d’entendre parler : http://Thebideshis.wordpress.com/

Courts-métrages d’Aude et Sébastien récompensés :
This Little Piggy (2008) – Prix du Meilleur Film Étudiant – Festival des Films du Monde et Prix du Public – Young Cuts Films Festival et Festival enRoute d’Air Canada
Camille and the Musical Cherries (2007) – Prix du Meilleur Film – Young Cuts Films Festival


Design-moi une maison modèle
août 15, 2010

Par Kalibre

Montréalais et flâneurs estivaux de passage, Kalibre vous invite à découvrir jusqu’au 4 septembre l’exposition Maison modèle à l’atelier Punkt, où les créateurs sélectionnés ont été invités à imaginer et concevoir  un objet idéal pour la maison.

Atelier Punkt - Expo Maison modele

On retrouve ainsi entre autres inventions hétéroclites une courtepointe décorative suspendue, un luminaire géant aux tentacules malléables, une chaise en béton, hyper ergonomique et vraiment confortable (oui oui !) et une autre chaise-tapis-rouge (de couleur noire), ces deux dernières conçues par Melinda Pap, artiste pluridisciplinaire qui a fait du design de chaises l’une de ses spécialités.

Atelier Punkt - Maison Modele - Bipede

Melinda Pap est la fondatrice de Punkt, ce centre de diffusion pas comme les autres, un lieu semi-industriel qui se ne la raconte pas et où on peut toucher, essayer, marcher sans se sentir comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Âme indépendante, créative et rebelle, elle est préoccupée par le manque de représentation dont souffrent les jeunes designers montréalais. En plus d’être artiste engagée et commissaire de nombreuses expositions, elle s’implique donc – et pas à moitié – dans la valorisation du design comme discipline plurielle, aux frontières ouvertes, en plus d’inviter gratuitement les artistes du design à présenter et à vendre leurs créations à l’occasion d’expositions thématiques organisées toute l’année.

Allez vous balader chez Punkt d’ici le 4 septembre pour découvrir à quoi pourrait ressembler votre maison modèle, avec les yeux de designers montréalais triés sur le volet (Éric Demay, Marie-Hélène Charest, Mouna Andraos, Étienne Hotte, Maria Chronopoulos, Bipède, Alexandre Landry, annie Descôteaux, Jessica Kelly-Rhéaume, Alexandre Berthiaume, Yann Pocreau, Feed, Alexandre Roy, Guillaume Sasseville, Rita, Melinda Pap).

Horaire estival de Punkt : mercredi au samedi, de 11 h à 17 h.
5333 Casgrain, local 205
http://atelierpunkt.com/
(514) 458-7960

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Des cartes qui cartonnent
août 9, 2010

Par Kalibre

Enfin une compagnie qui ose dans le monde des cartes de voeux ! Caporal Cartonne, distributeur et éditeur de cartes basé à Montréal, rocke les présentoirs des détaillants québécois depuis son entrée sur le marché en 2008.

Illustration: Julien Canavezes

Avec sa brigade de talents issus des quatre coins du globe, Caporal encourage la créativité des artistes et sort des sentiers battus de ce milieu un peu…pépère conservateur, disons-le. Bien sûr, on retrouve parmi la sélection de Caporal les traditionnelles cartes pour enfants ou occasions spéciales classiques (anniversaires, mariage, arrivée d’un bébé etc.), mais surtout, on peut y dénicher des cartes pas banales pour toutes sortes de clientèles (ados, amis, amoureux de tous âges, et bien d’autres).

Illustration: Nicolas Francescon

Que ce soit par l’audace et la fantaisie de ses illustrateurs français Franckie Alarcon, Julien Canavezes – voir absolument leurs nouvelles cartes sur le site de Caporal ! – Cécile Vallée ou Nicolas Francescon, par la touche colorée de l’Espagnole Paloma Valdivia, par le graphisme déjanté de l’Allemand Martin Haake, l’imaginaire coquin du Londonien Oren Haskins, le tracé vaporeux de l’Italienne Nicoletta Ceccoli ou l’univers gamin de l’Écossaise Suzanne Woolcott, Caporal Cartonne nous procure la sensation d’avoir fait une trouvaille unique pour envoyer des pensées à nos proches.

Côté créateurs québécois ? Trois photographes – Dita Kubin, James Rae et Rodolf Noel – nous emmènent en balade grâce à leurs prises de vue, leurs points de fuite et leurs jeux de lumières toujours accrocheurs et contemplatifs.
Photo: Dita Kubin
En plus de son côté indépendant, l’entreprise est eco-friendly, car elle offre des cartes faites à partir de fibre recyclée et de papier provenant de bois de forêts contrôlées (FSC), et choisit des encres exemptes de solvant.

Les cartes Caporal Cartonne sont disponibles au Québec notamment à Montréal à La librairie Monet, la librairie de Verdun, chez Renaud-Bray, dans les Boite Noires, chez Opaline et Coccinelle Jaune, et dans quelques boutiques de Québec, Gatineau, Sherbrooke, St-Bruno, Longueuil, Ville St-Laurent et Trois-Rivières.

Après un succès local qui ne se dément pas, l’entreprise développe actuellement son marché dans les grandes villes de l’Europe et des États Unis, en plus de poursuivre son expansion au Canada.

Enrôlez-vous : vous croyez avoir ce petit quelque chose d’unique et d’insoumis pour rejoindre les rangs de Caporal Cartonne? L’entreprise est toujours à la recherche de nouveaux talents, d’ici ou d’ailleurs. Pour joindre les rangs de cette escouade créative, envoyez le lien de votre site web, portfolio ou tout ce que vous jugerez bon pour illustrer votre travail à : crea@caporalcartonne.com

Pour surprendre et charmer votre entourage à tout coup, recherchez en magasin le logo Caporal Cartonne.

Et visitez le : http://caporalcartonne.fr/ pour voir la nouvelle et décapante collection Caporal!


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Platines Forever
juillet 21, 2010

Par DJ FancyFhreek (Martin Houle)
Crédit photo: Émilie Pelletier:
www.emiliepelletier.ca

Tel un éclat de lumière, Claire, tant par sa façon d’être que par sa beauté, nous charme à coup sûr . Nouvellement arrivée à Montréal, elle manifeste déjà nettement sa présence par des passages remarqués dans des endroits bien en vogue, tels que : le Salon Daomé, le Salon Pearl, la S.A.T., Les Pas Sages, le Laïka et le Piknic Electronik .

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Comme DJ, Claire se distingue par un son purement minimaliste, funky, mixé de deep house et de dub, avec ce je ne sais quoi de sexy. Utilisant une technique impeccable et bien à elle, elle chérit toujours le bon vieux vinyle, pour un spectacle tout autant visuel qu’auditif, où on en prend plein la gueule.

Plongez dans l’univers sonore de Claire:

et sa toute dernière compo :

Tant par ses futures productions que ses prestations, Claire est là pour rester dans le paysage techno et continuera de nous illuminer avec ses sons délirants, tel un clair de lune dans l’obscurité du nightlife.

Kalibre: Parlant d’illumination et de futures productions, à voir : les expérimentations de Claire avec les sons, développées dans le cadre de ClaireLabs, notamment   Friction, mi-installation mi-dance party, qui utilise des bicyclettes pour créer et manipuler des sons et de l’énergie, le tout synchronisé à de la vidéo… un combo déjanté de technologies digitales et analogiques, interactif et multisensoriel, à surveiller prochainement (repoussé en octobre).

Pour en savoir plus sur nos deux DJs:

http://www.myspace.com/technoluv
http://www.myspace.com/fancyfhreek

Prochains bookings de Claire:

23 juillet 2010, Laïka
25 juillet 2010, Piknic Electronik
30 juillet 2010, MEG @ Laïka
6 août 2010, Laïka
20-22 août 2010, Sunseekers Ball, New Brunswick
Octobre 2010, ///Friction phase II

…et pour voir/entendre Martin houle – DJ Fancyfhreek

1er août , au Piknic Électronik, @ Osheaga # 2
6-7-8 août , au Festival Panorama (festivalpanorama.ca)
23  août, au Hohm 4445 saint-laurent
30 août , au Passeport , 2037 Saint-denis
5 septembre, au Circus avec Paco Osuna

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Quoi de neuf
juillet 20, 2010

Une bande de beaux fous présentent une fiction éclatée et dansée…sur une voiture! AUTO-FICTION, une chorégraphie-cascade entre un trio humain et une voiture, nous permet de réfléchir sur la place qu’occupe cet objet-culte à quatre roues dans nos vies. Une belle occasion d’apprécier un bon show tout en prenant une pause en plein coeur du Festival Juste Pour Rire, tous les soirs de la semaine, à la Place des Festivals.

Détails et extrait vidéo de la performance section Art de vivre.

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L’imaginaire comme véhicule
juillet 19, 2010

Crédit photo: Jean-François Déry

On y mange, on y dort, on y chante, on s’y frenche et s’y engueule. Elle nous fait voir du pays, elle fauche des vies tandis que certains l’utilisent pour en créer de nouvelles, elle nous rend à la fois autonomes et esclaves. Depuis l’apparition de la Ford T en 1909, la voiture fait tant partie de notre mode de vie que rares sont ceux qui questionnent son existence et le rapport qu’on entretient avec elle…et encore plus rares ceux qui l’utilisent  dans une performance artistique.

Credit photo: Jean-François Dery

C’est ce que propose cette semaine AUTO-FICTION, un « trio chorégraphique pour humains et voiture » qui marie questionnements actuels, danse contemporaine, acrobatie de rue et musique électronique. L’audacieuse performance est présentée à la Place des Festivals, du 17 au 25 juillet, dans le cadre du Festival Juste Pour Rire. « AUTO-FICTION, c’est du militantisme soft : on n’essaie pas de choquer mais de faire sourire. On voulait toucher les consciences des gens, mais sans leur faire la morale ou les prendre par la main, ils sont intelligents. On a choisi de passer par l’imaginaire, un véhicule très fort pour sensibiliser à place qu’occupe la voiture dans nos civilisations. Avec ses allures de road movie d’une demi-heure, on y raconte des petites histoires dans lesquelles chacun se reconnaît, le public rit beaucoup pendant la performance » explique Pascal Beauchesne, du LAB, co-idéateur et co-producteur de cet acte d’activisme urbain, dont voici un extrait vidéo :

Produit en collaboration avec le Goethe Institute de Montréal et soutenu par la Biosphère et Alt production, AUTO-FICTION, qui a germé dans l’esprit de Pascal Beauchesne et Milan Gervais, de Human Playground – également chorégraphe, réalisatrice et interprète – a ravi le public pour la première fois sur l’Esplanade de la Place des Arts lors de la 10e édition de Mutek en 2009. Puis ce fut au tour du public du OFF Festival TransAmériques, de la Biosphère et des Escales Improbables à être charmé l’été dernier. « Dans AUTO-FICTION, la danse contemporaine retrouve ses vieilles amours : la rue et il n’y a pas une autre performance similiaire dans le monde, avec des humains qui prennent une voiture comme scène. C’est une invention québécoise ! » ajoute celui qui a contribué à faire éclore cette belle idée et qui maintenant la voit vivre par elle-même et rayonner à l’international, fraîchement revenue du Festival de la cité de Lausanne.

Credit photo: Jean-François Déry

Entre deux épisodes de rage au volant dans le trafic montréalais ou séances de polissage de votre merveille à quatre roues, prenez le temps d’aller voir cette semaine cette fiction dansée au rythme de portières qui claquent, de bon beat et de chorégraphies saisissantes des danseurs (David Albert-Toth Andrew Turner et Milan Gervais, qui sont là depuis les touts débuts, ainsi qu’Emily Honegger, Louliko Shibao et Louise Michelle)

Une œuvre qui décoince, nous apprend à mettre la pédale douce… et à vivre, finalement.

Horaire des représentations – Place des Festivals :
(disponible sur http://hahaha.montreal.com)

Samedi 17 Juillet 2010, 15h00 – 23h30
Dimanche 18 Juillet 2010, 16h00
Dimanche 18 Juillet 2010, 19h15
Dimanche 18 Juillet 2010, 21h45
Lundi 19 Juillet 2010, 17h00
Lundi 19 Juillet 2010, 19h15
Lundi 19 Juillet 2010, 20h45
Mardi 20 Juillet 2010, 17h00
Mardi 20 Juillet 2010, 19h15
Mardi 20 Juillet 2010, 21h45
Mercredi 21 Juillet 2010, 17h45
Mercredi 21 Juillet 2010, 19h15
Mercredi 21 Juillet 2010, 20h45
Jeudi 22 Juillet 2010, 17h45
Jeudi 22 Juillet 2010, 19h15
Jeudi 22 Juillet 2010, 21h45
Vendredi 23 Juillet 2010, 17h45
Vendredi 23 Juillet 2010, 19h15
Vendredi 23 Juillet 2010, 20h45
Samedi 24 Juillet 2010, 15h00
Samedi 24 Juillet 2010, 17h15
Samedi 24 Juillet 2010, 18h45
Samedi 24 Juillet 2010, 21h45
Dimanche 25 Juillet 2010, 15h45
Dimanche 25 Juillet 2010, 17h15
Dimanche 25 Juillet 2010, 18h45
Dimanche 25 Juillet 2010, 21h45

Vous voulez faire vivre à un groupe, ou intégrer à un événement cette fable de l’homme et de la machine? Elle poursuit son chemin grâce à l’initiative « Jouer dehors » de La danse sur les routes. Contactez le (514) 465-0604.

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Quoi de neuf
juillet 12, 2010

Vilaine Demoiselle: une griffe 100 % québécoise qui compte maintenant une dizaine de points de vente dans la Belle Province. Des fringues vraiment craquantes, tout droit sorties de l’esprit inspiré d’une belle Sherbrookoise passionnée par son métier, qui joue de la machine à coudre depuis l’âge de…8 ans!

À découvrir en vidéo, section Découverte de Kalibre!

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Belles fringues pour vilaines filles
juillet 12, 2010

Par Kalibre

On la surnomme Vilaine Demoiselle pour sa griffe de vêtements toujours indomptée, aux tissus et agencements rebelles, conçue pour les femmes qui assument leur beauté, qu’elle soit classique ou farouche.

Indomptée, Lydianne Morency, créatrice de mode et fondatrice de Vilaine, l’est aussi. Depuis 5 ans, cette entrepreneure frondeuse et maman déterminée travaille passionnément à réaliser son rêve de créer sa propre compagnie. Pour l’atteindre, elle n’a pas hésité à descendre coudre la nuit dans un sous-sol pas fini lorsque bébé no.1 était endormi, et à allaiter bébé no. 2 backstage lors de son premier défilé. C’est vous dire que rien ne l’arrête. En plus de ses créations pour les femmes avant-gardistes, qui recherchent la subtilité et la différence, Lydianne crée pour les entreprises (ex. : restos, boutiques, etc.) des vêtements mode sur mesure pour leurs employés.

Vilaine Demoiselle est maintenant présente dans une dizaine de points de vente au Québec. On peut se procurer ses créations directement à La Nef, une ancienne église transformée en Centre d’arts qui héberge plusieurs locaux d’artistes située sur la rue King Ouest à Sherbrooke – le coup d’œil vaut le détour – ainsi que sur la boutique en ligne Etsy à : http://www.etsy.com/shop/VilaineDemoiselle.

Dans cette belle boutique-atelier qu’elle partage avec la créatrice de bijoux ZaO (voir l’article ci-dessous), elle organise des Soirées mode V.I.P. pour les filles qui ont envie de faire du shopping privé en gang. Le temps d’une soirée, l’espace vous appartient, et , un verre à la main, vous essayez, avec vos copines, vêtements et bijoux, sous les conseils judicieux des deux créatrices. L’organisatrice de la soirée recevra en plus un rabais sur ses achats !

Lydianne se déplace également à domicile pour les vilaines d’entre vous qui n’habitent pas Sherbrooke.

Vilaine_Image defile

À NE PAS MANQUER : Après un défilé trash dans un stationnement souterrain et un autre dans une salle comble qui rockait à fond, le 3e défilé de Vilaine sera le 25 août prochain dans un endroit inédit ! Au programme : band connu en performance live, en présence, bien sûr, des charmantes Vilaines demoiselles qui vous présenteront la toute dernière collection.

Pour en savoir plus sur Vilaine Demoiselle : www.vilaine.net

Merci à Lydianne pour de beaux fous rires en sa compagnie, à sa fidèle assistante madame Lise et à la belle Marilyne qui a joué les mannequins pour nous… et que dire de la patience de Vincent Desrosiers, notre excellent et multi-tasking caméraman, qui nous a écouté papoter tout l’après-midi.

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Quoi de neuf
juin 25, 2010

Cette semaine, on est ben fiers de vous présenter l’une de nos collaboratrices de la première heure, qui forge une grande partie des si beaux visuels de Kalibre : Émilie Pelletier! Découvrez son talent immense et sa touche lumineuse unique, section Arts visuels.

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Martine Doyon
juin 25, 2010

Martine Doyon est une photographe éclectique, vive et dynamique. Elle vit et travaille à Montréal, où elle multiplie les collaborations avec les maisons d’éditions (Québec-Amérique, Boréal, Lanctôt, Fides, HMH, XYZ), les journaux et magazines, tout en développant son corpus d’œuvres photographiques personnelles. Son style se démarque par ses jeux de lumières et de mouvements et une forte maîtrise de la couleur.

Depuis plus de 20 ans de carrière, elle a photographié plusieurs personnalités, artistes, écrivains, et comédiens; elle détient une collection imposante de portraits. Elle a collaboré au défunt journal ICI pour lequel elle a réalisé de nombreuses couvertures, avec Laurence Leboeuf, Daniel Bélanger et plusieurs autres.

Elle pratique le photo-reportage, la photographie de plateau et son portfolio comporte aussi beaucoup d’images d’architectures, réalisées notamment pour le partenariat du Quartier des Spectacles, avec lequel elle collabore à illustrer le plan lumière qui embelli notre paysage urbain. Ses photos ont été publiées dans des revues d’architectures internationales réputées.

Elle vient de signer les photographies de trois livres destinés aux enfants, qu’elle adore photographier : Venus d’ailleurs ( éd. Hurtubise) et deux abécédaires sur les villes de Montréal et de Québec (éd. Dominique et cie).

Ayant enseigné au Cégep du Vieux-Montréal durant 7 ans, elle poursuit sa carrière de pédagogue en animant des ateliers de formation et en offrant des cours privés à son studio ou en extérieur.

Le travail artistique de Martine Doyon a été présenté au Québec, en France et en Martinique.

http://www.martinedoyon.com


Elle nous en met plein la vue
juin 25, 2010

Par Martine Doyon
Photographe professionnelle
Crédit photo (photos portrait d’Émilie): Michel Huneaulthttp://michelhuneault.com/
Autres photos: travail d’Émilie Pelletier

Les photos d’Émilie Pelletier ressemblent à ce qu’elle est: authentique et sensuelle. Photographe montréalaise – originaire de Québec – dont le travail paraît entre autre dans les magazines depuis une dizaine d’années, Émilie signe de façon très personnelle des photos aux teintes chaudes, aux couleurs pleines d’audace et expressionnistes.

Credit photo: Emilie Pelletier

Elle crée des atmosphères chaleureuses en jouant avec une mise au point sélective et elle sait aussi surprendre avec ses cadrages. C’est tout de même d’abord son approche humaine qui fait que le travail de cette photographe est particulièrement touchant et qu’il ne nous laisse pas indifférents. La proximité qu’elle arrive à avoir avec ses modèles fait ressortir le naturel des gens. Leurs rires, leurs sourires. Les images d’Émilie sont des rencontres et elles nous transmettent tout autant l’essence de ses sujets que l’éclat d’un moment.

Credit photo: Emilie Pelletier

Kalibre: Pour voir le large éventail du talent de cette photographe d’expérience, qui y est pour beaucoup dans l’image de Kalibre et avec qui on adore travailler, visitez le: http://www.emiliepelletier.ca/


Quoi de neuf
juin 12, 2010

La rétrospective de l’oeuvre du géant Vaillancourt parcourt le Québec avec ses bottes de sept lieues. Faites place à Sculpture de masse, section Arts visuels.

publié dans Quoi de neuf

Créateur de changement, sculpteur de pays
juin 11, 2010

Crédit photo: Émilie Pelletier: www.emiliepelletier.ca
Texte: Kalibre

Cette fois-ci, on triche un peu…non, Armand Vaillancourt n’est pas un artiste émergent, mais on avait envie de rendre hommage à ce créateur plus grand que nature, et de vous laisser savoir que son œuvre se balade peut-être près de chez vous !
Credit photo Emilie PelletierDe la Côte Ouest des Etats-Unis à l’Abitibi, il a été de toutes les luttes, de toutes les manifestations, pour défendre les droits des opprimés et la liberté sous toutes ses formes. Mais surtout, il n’a jamais cessé de créer, dans toutes les conditions, à tout prix…et continue de le faire, dans son implication auprès des jeunes, se servant de l’art comme diffuseur, haut-parleur, projecteur, arme  inégalée dans le combat qu’il mène pour les idées, la créativité et le droit de s’exprimer, aux quatre coins de la province.

À 80 ans, Armand Vaillancourt demeure le plus jeune de nos créateurs engagés, de par son instinctivité, sa fougue, son énergie brute, indomptée. Un esprit ardent et passionné dans l’art comme dans la vie, et ce depuis plus d’un demi-siècle ! L’une de nos dernières légendes vivantes.

Contrairement aux Borduas, aux Riopelle et aux autres grands créateurs issus de cette ère d’émancipation, il a droit, de son vivant, à une rétrospective de son œuvre  rassemblant sculptures, peintures, estampes, dessins, assemblages et esquisses. Sculpture de masse, l’exposition la plus complète jamais présentée au Québec,  a été mise sur pied par le  Musée du Bas St-Laurent, avec le soutien de quelques collectionneurs qui ont bien voulu prêter, le temps d’une tournée, leurs précieuses acquisitions. « Cette idée est née d’un coup de cœur de l’équipe, à l’interne. M. Vaillancourt est un grand ami du musée, il collabore aux activités, est toujours positif, en plus d’être un artiste de renom » de mentionner Jean-Marc Beaulieu, Chef des opérations au Musée du Bas-St-Laurent, « À l’origine, l’exposition a été présentée au musée, puis a pris une année à monter, tellement elle est volumineuse ».

*

Voir bas page

Une imposante rétrospective à l’image du prolifique créateur  : riche, éclectique, colorée, plurielle, dans laquelle l’art est sans cesse réinventé et jamais pris pour acquis. Selon la présentation de l’exposition préparée par le Musée du Bas-St-Laurent, elle représente « les différentes périodes de la carrière d’Armand Vaillancourt, (et) comprend des pièces sélectionnées qui reflètent l’incroyable diversité et étendue de son art ». Ce passage, à lui seul, témoigne de l’importance du leg de Vaillancourt : « L’abstraction au Québec, du point de vue des historiens, implique nécessairement les Automatistes de Paul-émile Borduas et le Prisme d’Yeux d’Alfred Pellan, mais ne peut exister sans les individus, les artistes qui comme Armand Vaillancourt, ont permis d’élargir, grâce à leur présence sur la scène des arts visuels du Québec, le vocabulaire de l’art contemporain [1]».

Après voir débuté en 2007 sa marche à travers le pays d’Armand Vaillancourt, Québec qu’il n’a jamais délaissé, en s’arrêtant à Montréal, Val d’Or, Mont Saint-Hilaire, Jonquière et Hull (incluant une incursion à Moncton), Sculpture de masse poursuivra son chemin jusqu’en 2011. Sculpture de masse vient tout juste de quitter le Musée minéralogique et minier de Thetford-Mines, région qui a vu naître ce sculpteur/peintre/artiste-tout-à-tout à la langue bien pendue. Du 1er juin au 15 octobre prochain, c’est à La Maison du granit, au Lac Drolet, près de Mégantic, qu’on pourra  admirer toute la complexité de l’œuvre de Vaillancourt.

Selon le principal intéressé: « la création nous aide à grandir, à nous transformer, à nous rendre plus lucides aussi, par l’introspection. Ça donne un sens à la vie. Elle devrait aiguiser notre conscience universelle et notre esprit critique face aux enjeux et défis du XXIe siècle. La création est pour moi synonyme de changement ».

On dit que tant qu’on crée, on reste jeune et que tant qu’on parle de nous, on est vivant. Armand Vaillancourt semble donc être condamné à rester un jeune immortel…

Calendrier 2010-2011 de l’exposition itinérante Sculpture de masse au Québec:

Du 21 janvier au 25 avril 2010 – Musée minéralogique et minier, Thetford Mines
Du 1er juin au 15 octobre 2010 – La Maison du granit, Lac Drolet
Du 23 octobre 2010 au 6 fév 2011 – Musée d’art contemporain de Baie Saint-Paul
Du 20 septembre au 18 nov 2011 – Ville de Québec

Site de la Fondation Armand-Vaillancourt: www.fondation-armand-vaillancourt.com


[1] Tiré de : http://www.mbsl.qc.ca/expod.php?e=NTI=

Photo: Main du monument El Clamor 1985 : sculpture-fontaine d’Armand Vaillancourt exposé à Saint-Domingue en République-Dominicaine évoquant la répression dans les pays latino-américains. Toutes les images des oeuvres de la rétrospective nous ont été fournies gracieusement par le Musée du Bas-St-Laurent.


zaO: les bijoux qui créent une dépendance
mai 21, 2010

Par Julie Tremblay
Crédit photo : Jocelyn Riendeau

J’ai vu pour la première fois les créations de Stéphanie Fontaine, alias zaO, il y a 4 ou 5 ans, dans un petit kiosque de la Fête du Lac des Nations à Sherbrooke, haut lieu de pèlerinage estival pour familles en crocs et ados sur la brosse de ma patrie d’origine.

Credit photo: Jocelyn Riendeau

Ses bijoux ont tout de suite sauté aux yeux de la magasineuse compulsive de blings blings que je suis. Les matériaux de zaO sont tous attirants : des pierres, billes et perles accrocheuses, des métaux, rubans, plumes et chaînes qui dessinent des formes éclatées, aériennes, comme un collier se prolongeant en bague jusqu’au petit doigt. Des trucs jamais vus, qui swingnent et exercent une attraction ahurissante sur des proies prêtes à flancher comme moi. Et ce petit je-ne-sais-quoi qui dégage à la fois la féminité et la force, et réveille votre côté fauve, terriblement sexy… Je vous vois venir : nul besoin d’avoir une silhouette pulpeuse comme la fille sur les photos, nononon, on les met et ça fait « pop ! » : nous voilà armées et dangereuses.

C’est drôle parce qu’au kiosque de zaO, cette première fois, Stéphanie, toute menue, timide, presqu’effacée à côté de ses bijoux flamboyants, frondeurs, en était presque l’antithèse. Elle ne devait pas avoir plus de 19 ou 20 ans à l’époque.

Je suis retombée sur elle par hasard, il y a près d’un an, via un ami et un article paru dans l’hebdomadaire de la région. Et en visitant son atelier, après toutes ces années, j’étais toujours aussi scotchée sur les modèles qui pendaient aux faux cous/oreilles/doigts des mannequins en montre.

Du hobby des premiers temps, Stéphanie a fondé une petite entreprise en complétant ses études en en adaptation scolaire : « Ça a débuté un soir où je sortais et je n’avais aucun bijou, alors je m’en suis fait un. Il était super simple, mais j’ai reçu plein de beaux commentaires ce soir-là… je l’ai toujours gardé. J’ai donc commencé pour le plaisir, puis ça s’est mis à grossir. Je voyais l’engouement des gens autour de moi et j’ai décidé de partir ma petite entreprise. Au lieu d’être serveuse, comme plusieurs pendant leurs études, c’était mon moyen de faire de l’argent. Même maintenant en travaillant à temps plein dans les écoles, je ne suis pas capable d’arrêter!»

ZaO, en Chinois, veut dire : créer, inventer et en grec: animé,  vivant.
C’est aussi le moteur de Stéphanie et ce qui se traduit dans les pièces uniques de zaO : « J’adore créer une nouvelle collection, et aussi le dessin, la recherche de matériaux et la production. Me laisser aller dans une création, sans objectif précis. Un modèle en fait naître un autre, c’est infini » ajoute-t-elle.

Plutôt autodidacte, la jeune créatrice a suivi une formation à Espace Verre et au Studio du verre, à Montréal, pour créer ses propres perles. « Les bijoux, c’est mon plaisir et j’espère de toujours avoir des collections exclusives. Je souhaite aller plus vers le haut de gamme, le métier d’art, en créant mes perles, une collection limitée et exclusive au Québec. Il se peut quand même que certains de mes modèles soient exportés dans d’autres pays, au Japon et en Europe, mais il faudra que je trouve quelqu’un pour m’aider à gérer tout ça !

Pour être parmi les chouchounes qui font tourner les têtes avec leurs bagues, bracelets, colliers ou boucles d’oreilles zaO, ruez-vous à La Nef au 1175, King Ouest, suite 17, à Sherbrooke. Et pour les autres, rendez-vous au kiosque des bijoux zaO à la Fête du lac des Nations, du 13 au 18 juillet 2010 au Parc Jacques-Cartier de Sherbrooke et surveillez la venue de la boutique en ligne zaO !

http://www.zao-creation.com/

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Quoi de neuf
mai 14, 2010

Un autre « Joueur de Kalibre » dans le milieu artistique: la Manif d’art 5, qui fait place à plus d’une cinquantaine d’artistes d’une douzaine de pays! Sous le signe de la catastrophe, en plein coeur de Québec, jusqu’au 13 juin.

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Catastrophe à Québec!
mai 10, 2010

Du 1er mai au 13 juin 2010, la 5e édition de la Manif d’art – La biennale de Québec, propose au public une programmation très variée, allant des installations audio, vidéo ou multimedia, aux performances, murales et quoi encore! Le tout sur le thème actuel et hyper médiatisé de la catastrophe, un thème pluriel pour un art multiforme, impossible à mettre en boîte.

Maryam Jafri_detail de photographie de plateau_Death with Friends_2010

L’événement, qui se veut le premier rassemblement de cette envergure dans le domaine des arts visuels à Québec, attire dans la Vieille-Capitale non seulement plusieurs représentants de musées et de centres d’art, des galeristes, des collectionneurs canadiens et américains, et des délégués d’événements artistiques majeurs venus de partout, mais aussi une cinquantaine d’artistes venant d’Angleterre, des États-Unis, de France, d’Allemagne, des Pays-Bas, de Chypre, de Turquie, de Belgique, du Danemark, de Cuba, du Québec et du Canada reflètent la diversité de la création contemporaine.

Suite au succès de la première édition la Manif d’art – La biennale de Québec à l’automne 2000, Claude Bélanger, son instigateur, fonde en janvier 2002 l’organisme Manifestation internationale d’art de Québec, qui a pour mandat de promouvoir l’art de recherche et l’expérimentation en diffusant la fine pointe des grands courants québécois, canadiens et internationaux en arts visuels. En divers lieux du centre-ville de Québec, l’organisme propose respectivement en 2003, 2005 et 2008 les Manif d’art 2, 3 et 4. “Les artistes en arts visuels du Québec et du Canada se font discrets sur la scène internationale. Il est temps pour eux d’occuper l’espace qui leur revient. Bien qu’ils aient le talent et la détermination pour le faire, les coups de pouce pouvant les placer dans un réseau artistique majeur demeurent essentiels. La Manif d’art – la biennale de Québec, dont la mission consiste à assurer la promotion et la diffusion des arts visuels actuels, peut représenter l’un de ces tremplins” , explique M. Bélanger, aujourd’hui directeur général et artistique de ce grand happening.

La commissaire de cette cinquième édition, Mme Sylvie Fortin, (historienne de l’art, conservatrice indépendante, critique et éditrice à l’international, à présent directrice et éditrice exécutive du magazine d’art contemporain Art Papers à Atlanta), s’est dite très satisfaite du vernissage de l’événement, qui a attiré plusieurs centaines de personnes les 1er mai 2 mai derniers: « Si je suis emballée quant à l’accueil qu’a connu la Manif d’art 5, je suis également reconnaissante d’avoir pu compter sur plusieurs organismes du milieu culturels ayant investi leurs énergies et leurs compétences pour créer un événement incontournable sur les scènes locale et internationale. Je les remercie d’ailleurs pour cette association inédite à la Manif d’art. Nous sommes enchantés d’offrir une biennale où règne la diversité des approches et des techniques, mais aussi des œuvres qui sont, dans une grande proportion, inédites ».

Une grande kermesse des sens, à goûter, écouter, zieuter en plein Vieux-Québec, jusqu’au 13 juin : http://manifdart.org/

Lieu central de la Manif d’art 5 : Place Québec (880, avenue Honoré-Mercier) où plus de 15 œuvres sont exposées du mercredi au dimanche.

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Quoi de neuf
mai 4, 2010

Ben ouais, on s’est un peu laissé désirer depuis deux semaines, comme le printemps…

N’empêche, on revient à la charge : à découvrir dans la section Ailleurs, une Belge qui joue avec le feu et la pyrotechnie vient faire exploser les lois de l’art performance à la Manif’ d’art de Québec, du 4 mai au 13 juin.

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Une artiste qui détonne
mai 4, 2010

Gwendoline Robin vit et travaille à Bruxelles
www.gwendolinerobin.be
Crédits photos: Sylvie Ferré, Saadi Freixas et Gwendoline Robin

Kalibre vous présente aujourd’hui une artiste peu commune, qui dynamite les lois du réel et de la performance avec ses installations aux allures post-fin du monde, où elle se met elle-même en scène, et en danger…en jouant avec le feu.

Credit photo: Saadi Freixas

Elle présente actuellement Tout va bien à la Manif’d’art 5 (Biennale de Québec), une installation/performance dantesque qui cadre vachement avec le thème de cette cinquième édition : la catastrophe. En manipulant des matériaux explosifs, le feu, la fumée, la pyrotechnie, Gwendoline Robin met une sacrée ambiance et le public sur les dents en s’expédiant – et nous avec – au cœur de l’incident, dans le moment, instable (et explosif !), où tout peut arriver.

Ce rapport à l’immédiateté et au corps, Gwendoline Robin l’approfondit et l’expérimente de toutes les manières, dans des performances qui font appel à des formes d’art multiples, comme le dessin, l’installation, la vidéo, l’édition, et le langage du mouvement. « Gwendoline Robin associe l’objet au corps et à l’espace pour créer des installations et des performances de plus en plus complexes, où l’objet répond à l’espace, le mouvement au feu, la lumière au son de l’explosion, et où le corps de l’artiste peut déambuler, performer, danser avec le danger et la poésie du feu. (…) On y est confronté à la surprise, à la peur, au danger, au soulagement, à l’émerveillement aussi, et à l’humour décalé que provoque l’artiste par la dérision ».

Une belle folie, à vivre absolument.

Pour ceux qui n’auront pas la chance de voir le tout live, voici deux vidéos assez cocasses de Gwendoline EN FEU:
- Gwendoline qui s’éclate des pétards sur la tête: http://www.gwendolinerobin.be/spip.php?article29
- Gwendoline et sa course supersonique: http://www.gwendolinerobin.be/spip.php?article31

Petite bio
Boursière Erasmus en 1991 et Diplômée en Arts Plastiques à L’ENSAV de la Cambre à Bruxelles en 1992, Gwendoline Robin a présenté sa première installation en 1994 à la galerie Camille von Scholz à Bruxelles. Depuis 1994, elle n’a cessé d’exposer son travail dans de nombreux événements et festivals internationaux de performance, de théâtre et de danse. Elle développe également de nombreux projets parallèles avec des collaborateurs de tous horizons (la chorégraphe flamande Karin Vyncke, le compositeur et musicien américain Garrett List, le journaliste scientifique, réalisateur, comédien et auteur Alexandre Wajnberg, le chorégraphe français Boris Charmatz et le chorégraphe franco-belge Pierre Droulers).

Depuis 2004, elle enseigne l’approche de la performance à des étudiants en architecture et arts plastiques à l’Académie des Beaux-Arts de Tournai, où elle propose aussi des ateliers en rapport au corps et au mouvement avec la chorégraphe Marian Del Valle. Depuis janvier 2009, elle est Conférencière pour le cours Performance/Scénographie à l’ESAPV de Mons et pour le Casio Performance à La Cambre, Bruxelles. (source : G. Robin, biographie).

Gwendoline Robin en action à la Manif’d’art :

Tout va bien
Installation + performance de Gwendoline Robin
Où : Le lieu, du 1er mai au 13 juin 2010
http://manifdart.org/manif-dart5/programmation/programmation_principale/le-lieu/gwendoline-robin


[1] Entretien avec Tania Nasielski, pour la Monographie d’artiste 00+7 , Médiatine, Bruxelles 2007.

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Quoi de neuf
avril 16, 2010

Comme accompagnement à notre nouvelle section Art de vivre, le cas de Normand Laprise, chef inventif et passionné qui a co-fondé le Toqué! Un amoureux du terroir avant l’heure, qui a remis la richesse de notre production locale au goût du jour. À déguster peinard, section Le monde des arts.

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Normand Laprise, ce grand Toqué!
avril 16, 2010

« Je lui ai dit que la cuisine californienne, je ne savais pas ce que c’était. Et puis, pourquoi faire de la cuisine californienne lorsque nous sommes ici, au Québec?… J’ai ajouté que ce qui m’intéressait, c’était une cuisine de marché, une cuisine de produits frais. Voilà ce que je désirais développer : aller voir les producteurs et travailler directement avec eux pour élaborer une belle qualité de produits. Parce que je croyais, et je le crois encore, que le Québec a un potentiel énorme pour ça. Mais il faut le demander! »

Pour découvrir le savoureux parcours de Normand Laprise, l’un de nos respectés précurseurs et créateurs culinaires, jusqu’à la fondation de l’excellent restaurant Toqué!, cliquez ici

Tiré de : Normand Laprise: Toqué! de qualité - cas produit par Claudine Auger, Cécile Lagoutte et les professeurs Francine Harel Giasson et Laurent Lapierre.
Tous droits réservés: Centre de cas, HEC Montréal

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Quoi de neuf
avril 7, 2010

UNE TOUTE NOUVELLE SECTION: Art de vivre vous présentera des créateurs de vavavoom, des artisans de luxure, des émoustilleux de sens, des concocteurs de zénitude et des patenteux de nirvana….bon, vous voyez le topo. En grande première pour vous messieurs dames, Puretea et l’art millénaire de l’assemblage de thés exotiques. Après La Grande Bouffe de Pâques, une petite tasse de racine de Dandelion?

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Curiosithé
avril 6, 2010

« J’ai toujours aimé les thés : j’ai bu du thé toute ma vie, avec ma famille, mes parents. Le thé, ça rapproche les gens ». Rony Karam est l’âme curieuse et paisible derrière Puretea, une entreprise spécialisée en importation et mélanges de thés exotiques qui vient officiellement d’être lancée. Ce jeune trentenaire originaire du Liban a d’abord commencé à jouer avec les herbes alors qu’il était cuisinier à Montréal. « J’utilisais beaucoup d’herbes, je regardais des recettes de partout…je cuisinais même avec des thés ».

Credit photo: Emilie Pelletier
C’était il y a quatre ans. Depuis, il n’a jamais cessé de faire des recherches sur le thé, cette plante aux multiples couleurs, fragrances et vertus. « C’est un univers riche et infini : il existe près de 300 sortes de thés et tisanes », explique-t-il avec une passion palpable.

Pure création
Les thés Puretea viennent de l’Inde, du Sri Lanka, de la Chine, du Japon. Rony les choisit soigneusement, les assemble à la main, crée des mélanges inédits et parfumés, comme le thé « cerises et roses », qu’on pourrait humer une journée entière sans se lasser. Dans une petite pièce qui ressemble à un bureau d’apothicaire, il compose des boissons réconfortantes, énergisantes, apaisantes, à partir d’une cinquantaine de thés qu’il a en inventaire. « Créer des thés, c’est merveilleux : avec toutes les odeurs qui s’en dégagent, c’est zen, un moment relax, apaisant », explique-t-il, et on n’a aucune difficulté à le croire.

Le petit plus
Puretea offre des thés biologiques, équitables et kasher. L’entreprise peut certifier que ses produits sont bio et équitables car les fermes d’où ils proviennent sont contrôlées. « D’abord, le salaire et les conditions de travail des employés sont équitables…il s’agit le plus souvent du fermier et de sa famille, aucun pesticide n’est utilisé, tout est naturel, dans des pays où la production de thé est facile et millénaire ». De plus, le processus bio-équitable est certifié par l’entreprise qui emballe les thés de Rony (QMI) et les fermes productrices qui lui font parvenir un certificat prouvant que tout a été fait selon les règles de l’art.

Ce qu’il y a d’unique à Puretea? « Beaucoup d’amour », de dire spontanément le fondateur. Mais le réel petit plus est d’avoir accès à des produits sur mesure, naturels, disponibles en vrac, en plus d’être élaborés avec passion. « Le mélange est fait à la main, spécial, unique…ce n’est pas quelque chose qu’on peut se procurer en magasin » ajoute-t-il.

Les thés especialll
Puretea propose une ligne spéciale, appelée Pure well, (en français : Pur bien-être), dont chacun des thés procure des bienfaits précis :

Pure Immune (à base d’échinacée)
Pure Detox (à base de racine de Dandelion)
Pure Repose (à base de camomille et de scullapscullateria lateriflora, une plante herbacée de la famille de la menthe –)
Pure Intelligence (à base de ginko biloba)
Pure Force (à base de baies de Schisandra)

Les thés de cette gamme se présentent dans de jolies boîtes métalliques recyclables et se conservent pendant au moins six mois. Tous les autres thés Puretea sont empaquetés dans des sacs à trois doublures, ce qui garantit également leur fraîcheur pendant six mois. Pour ceux qui veulent commander en plus grande quantité, les thés sont livrés dans des pots Masson, ce qui les conserve encore plus longtemps.

« J’ai aussi la ligne Ayurveda , inspirée d’une médecine originaire de l’Inde pratiquée depuis plus de 5 000 ans. Je travaille pour cette ligne avec les cinq éléments du corps : l’éther (ou espace), l’air, le feu, l’eau et la terre  ». Ces 5 éléments, qui représentent le corps de la tête aux pieds, se marient pour former trois forces fondamentales, les doshas, dont la combinaison, unique à chacun, forme la constitution spécifique de chaque personne. Ces trois doshas ont donné leur nom aux trois sortes de thés de la gamme Ayurveda de Puretea :  Vata, Pitta et Kapha.

Sa vision pour le futur ? « Que les gens se sentent bien ! Que mes thés les aident à adopter un mode de vie le plus naturel possible…et leur fournir de l’information, pour qu’ils connaissent les bienfaits du thé et non pas qu’ils en achètent sans savoir pourquoi »… et se rendre en Inde l’an prochain pour suivre la formation de « maître de thés » et l’entraînement Ayurveda. Et ouvrir un jour une boutique blanche, pure, zen, à l’image de Puretea…

Intéressés à commander les véritables pièces d’art que sont les thés de Puretea ou à en apprendre davantage sur le sujet ? Allez-vous balader sur www.puretea.ca. Amusez-vous également à remplir ce quiz pour découvrir votre docha dominante : http://www.ayurveda.com/online_resource/vikruti.pdf

À noter : la boutique en ligne et les produits en français seront disponibles sur le site de l’entreprise dès le mois de mai. En attendant, certains produits Puretea sont disponibles au Kaféïn, à Montréal: 1429A Bishop Street Montreal, QC H3G 2E4 – (514) 904-6969.

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Quoi de neuf
mars 29, 2010

CECI N’EST PAS UN « PREVIEW » — Soyez attentifs lors de votre prochaine visite au cinéma: Pourquoi pas un court? présente dans plus de 54 salles au Québec 12 courts-métrages de 12 réalisateurs québécois, projetés sur grand écran tout juste avant votre film. L’initiative, qui a rejoint plus de 1 500 000 spectateurs lors de sa première édition l’an dernier, dévoilera un film par mois jusqu’à la fin février 2011.

Pour tout savoir sur cette belle fenêtre pour nos réalisateurs – et pour le court tout court! - visitez la section « Joueur de Kalibre »!

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Voyage dans l’imaginaire
mars 19, 2010

Par Armand Vaillancourt
Sculpteur, peintre et être humain engagé
Crédit photo : Émilie Pelletier

Chers amis et les autres,

Voici le témoignage d’un après-midi intemporel à la rencontre de Patrick Ropars, sculpteur d’étain basé à Berthierville, dans Lanaudière.

Le voyage vers Berthierville fut très agréable. Sur la route, nous avons vu beaucoup d’arbres…ça me rappelait ma jeunesse lorsque j’étais bûcheron sur notre ferme de Maple Grove, dans les Cantons-de-l’Est. Sans le savoir, nous avons choisi une ville qui était en train de devenir mythique, grâce à notre championne olympique Joannie Rochette.

À l’arrivée, une belle maison quatre fois centenaire, près du bord de l’eau, nous attendait. Aussitôt les pieds dans la maison, je me suis retrouvé dans une galerie d’art ! Je fus surpris, mais vite réconcilié ; Patrick Ropars et sa compagne, Louise Lefebvre nous ont accueillis à bras ouverts.

Credit photo:Emilie Pelletier

Une visite guidée fut mise en marche. Patrick nous a fait visiter son atelier à l’arrière de la maison, collé contre le logement où a déjà vécu le père de Dominique Michel. Là, il nous a montré ses outils de travail et a fait une démonstration de son talent en martelant et travaillant une pièce d’étain sous nos yeux. La matière, malgré son impression de force, est facile à modeler. L’effet rendu, lorsque poli, a une allure moderne et agréable à l’œil. C’est ainsi que plusieurs formes évocatrices (poisson, danseuse, mandragore, escarpin, etc.), fruits de l’imagination de leur créateur, surgissent de l’étain. Ses sculptures, actuellement de petit ou moyen format, pourraient facilement devenir des monuments publics, en changeant les techniques.

Une idée pour Patrick: à chaque sculpture terminée, la photographier et écrire un texte pour l’expliquer, car il a une histoire à raconter pour chacune de ses pièces. Son oeuvre deviendra alors une sculpture littéraire ! Je lui propose également qu’une plus grande partie de sa maison soit consacrée à son atelier, pour laisser plus d’espace à la création…

Bonne continuation Patrick, vieillis bien !

N.B : Je vais toujours appuyer ceux qui veulent s’exprimer. L’important pour tous les êtres humains est d’avoir cette liberté chérie de penser, de dire et de faire, sans regard au jugement des autres.
En terminant, Picasso disait : « dans chaque enfant, il y a un artiste. Le problème est de savoir comment rester un artiste en grandissant ».

Kalibre :
Le 25 février dernier, une soirée bénéfice « La soirée olympique » pour appuyer le patinage artistique dans la région s’est déroulée au club de golf de Berthier. À travers de nombreux lots, une sculpture créée par Patrick Ropars pour l’occasion et intitulée « Joannie Rochette aux jeux de Vancouver 2010 », en l’honneur du tour de force réalisé par la jeune femme à Vancouver, a été tirée. « J’ai opté pour une création qui serait à la fois un clin d’oeil au patinage artistique féminin et à Joannie, avec des éléments scintillants rappelant les paillettes se son costume. J’ai taillé à l’arrière un forme rappelant une jambe avec le patin dressé vers le haut et j’ai collé sur la lame du patin les anneaux olympiques », d’expliquer le sculpteur, très fier de s’impliquer dans cette cause.

Sculpture J Rochette_Credit photo- P Ropars 

Tous les profits générés par les 250 participants à cette soirée seront versés à: Loisirs Île Dupas (en charge de la création du parc Joannie Rochette), à l’organisme Les Amis de Joannie (qui appuie la patineuse artistique depuis des années) et au club de patinage artistique de Berthierville. Une belle initiative pour encourager la relève de la région, qui a été mise sur pied par M. Alain Belhumeur, directeur du Musée Gilles-Villeneuve de Berthierville.

L’aréna de Berthier a également été rebaptisée « Aréna Joannie Rochette » par les maires de Berthierville et de La-Visitation-de-l’Île-Dupas.

Toute la communauté de Berthierville et de Lanaudière a été directement touchée par l’histoire de Joannie Rochette et de sa famille. Plus de 800 personnes se sont déplacées lors des funérailles de la mère de Joannie, le 4 mars dernier.

Autres liens:
L’art contemporain présenté dans une maison ancestrale à Berthierville 
: http://galeriegalera.com/
Fondation Armand Vaillancourt : http://www.fondation-armand-vaillancourt.com/?q=node/66


Quoi de neuf
mars 6, 2010

À l’occasion de la Journée internationale de la femme, une courte mais ardente histoire de cas sur Marie-Thérèse Fortin et le Théâtre d’aujourd’hui, qui retrace le parcours d’une femme inspirante et nous en apprend sur cette institution de théâtre montréalaise, qui a vu le jour en 1968 sur la rue Papineau.

À voir dans la section Le monde des arts.

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Cas: Marie-Thérèse Fortin et le Théâtre d’aujourd’hui
mars 6, 2010

 » Il m’a demandé si c’était ce que je voulais faire, si j’aimais le théâtre. Je lui ai répondu oui. Mais ce n’était pas une chose à laquelle j’avais vraiment pensé parce que du milieu d’où je venais, il n’y avait rien de ça. Lui, il avait été comme frappé. Il me tenait par les deux bras et me disait que je devais devenir comédienne. Il m’a proposé son aide pour préparer les auditions. C’est que nous avons fait.  »
– tiré du cas Marie-Thérèse Fortin et le Théâtre d’aujourd’hui, qui retrace le parcours de cette figure connue du théâtre québécois mais aussi de l’institution qui a vu le jour en 1968 sur la rue Papineau, à Montréal.

Cas produit par Anne-Catherine Rioux et le professeur Laurent Lapierre

Pour télécharger le cas, cliquez ici

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Quoi de neuf
février 22, 2010

Une toute première créatrice présentée dans notre section Arts technologiques, et non la moindre. OH NO!

Melissa Mongiat, enchanteresse moderne considérée comme l’un des 10 designers les plus prometteurs de la planète,  ouvre la porte d’un monde nouveau avec ses environnements narratifs hors du commun, qui créent un oumf partout où ils passent.

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Ré-enchanter le monde
février 19, 2010

Par Luc Courchesne
Professeur à l’Université de Montréal et chercheur associé à la Société des arts technologiques (SAT)

De toute évidence, la vie inspire Melissa Mongiat. Elle circule et essaime dans les espaces publics avec une fraîcheur évidente. Elle refuse joyeusement cette culture de la catastrophe et de fin du monde véhiculée par les médias traditionnels. Elle a choisi d’habiter le présent et de projeter son imaginaire dans l’avenir.

Comme beaucoup de créateurs de sa génération qui n’ont, pour la plupart, pas connu le monde avant que l’informatique ne le transforme profondément, les technologies dans son travail sont parfaitement assimilées et mises à contribution sans arrière-pensée. Ce genre de pratique nous ramène enfin à l’art qu’on juge désormais à sa valeur et à sa face. Le médium de Melissa Mongiat est l’espace physique, social et médiatique qu’elle veut “habité” et engageant. Elle fait ainsi partie des jeunes créateurs de la sphère sociale et politique qui ont pris à bras le corps le projet de ré-enchanter le monde.

À mes yeux, le rôle des artistes et de faire apparaître leur perception du réel et de susciter l’adhésion aux idées qui ouvrent un chemin. Par leur travail, ils incarnent, donnent forme et corps aux idéaux d’une culture et d’une époque. Ils nous font avancer. En choisissant notamment de “conspirer pour le bien”, Melissa Mongiat inspire un mouvement qu’elle souhaite irrésistible. Ses moyens sont ceux qui sont apparus avec les “technologies sociales”, une application particulièrement porteuse des technologies de l’information et de la communication et un vecteur important de leur développement. Son travail est une indication de ce à quoi ces technologies pourront véritablement servir: créer des mouvements sociaux et politiques fondés sur l’adhésion spontanée d’un grand nombre de personnes à des valeurs partagées. En ce sens, son travail est éminemment politique et contribue à faire apparaître une distribution autre du pouvoir et de l’agir au sein des sociétés humaines.

Kalibre : ci-dessous, un voyage dans les environnements narratifs auxquels Melissa — sélectionnée par Wallpaper en 2007 comme l’un des dix designers les plus prometteurs de la planète — a contribué sur le plan créatif:

AMUSE : atelieramuse.com

La Conspiration du Bien :http://thegoodconspiracy.com/05-2009/

À NE PAS MANQUER : une autre création déjantée de Melissa et ses acolytes : le ARTVscope, un téléscope géant interactif conçu pour ARTV qu’on retrouvera près de la place Jacques-Cartier pendant la Nuit Blanche de Montréal en lumières, le 27 février. Il permettra aux festivaliers d’avoir accès gratuitement,  à des spectacles ou entrevues en temps réel ou différé: http://www.flickr.com/photos/38730653@N03/
http://www.montrealenlumiere.com/volets/nuit_blanche/ficheEve_fr.aspx?eveId=1258&q=centre

Autres projets co-réalisés par Melissa :
PLAY.orchestra : récompensé au prestigieux Royal Philarmonic Society Music Awards

Installation interactive publique réalisée en collaboration avec Central Saint Martins, Philharmonia Orchestra et le Southbank Centre de Londres. Soixantes sièges interactifs ont recréé la scéne du Philharmonia Orchestra en plein coeur du parvis du Southbank Centre. Les passants y vivaient l’expérience de l’orchestre du point de vue des musiciens. Chaque siège jouant la partition d’un instrument, on pouvait y explorer différents ensembles, comprendre sa composition. Les passants pouvaient participer davantage via leur téléphones cellulaires – en téléchargeant la pièce qu’ils venaient de créer, ou encore, en envoyant leurs propres sons. Les sons envoyés on fait partie de la dernière pièce présentée, composée spécialement pour le projet.

Au fil des 6 semaines de présentation, près de 250,000 visiteurs ont découvert le monde musical d’une perspective inédite.

http://www.milkandtales.com/playorchestra/videos.htm

Telling Tales :

Mobilier urbain interactif réalisé de concert avec Like People Do et le Hammersmith & Fulham LIbrairies’ Reading Project, dans le cadre d’initiatives pour régénérer un des quartiers les plus défavorisés de Londres. Une chaise berçante interactive invitait les passant à s’y balancer afin d’écouter les voix du quartier raconter leurs histoires drôles, émouvantes, fantastiques et audacieuses. Le projet Telling Tales a visité différentes écoles et commerçants locaux.

http://www.likepeopledo.org/projects/commercial-projects/telling-tales

Luc Courchesne présente une installation interactive et immersive : T’es où? / Where are You ? dans le cadre de l’exposition CODE Live présentée au Great Nortern Way Campus de Vancouver jusqu’au 21 février dans le cadre des Olympiades culturelles des jeux olympiques : www.vancouver2010.com/more-2010-information/cultural-festivals-and-events/code-connect-create-collaborate/code-live/

Pour voir les prochaines expos de Luc Courchesne, consultez le http://courchel.net

Description du projet (en anglais seulement) :
Where are you? Invites visitors inside an inverted dome where, using a handheld controller, they will experience, a surreal world of many scales. (…) By changing the scale of things around, the virtual terrain will suddenly look different


Quoi de neuf
février 6, 2010

Deux petits nouveaux ajoutés récemment:

Section Arts visuels, Simon Normand, créateur multiple et star montante de la photo qui nous est révélé par l’ardente Heidi Hollinger.

Et dans Joueur de Kalibre, les soirées Pecha Kucha, un concept né au Japon qui a été implanté à Montréal par Nicolas Marier et sa bande et qui se répand à travers le Québec comme la rumeur d’un open house au secondaire ou dans le film Créature de rêve. La caméra de Kalibre s’y est faufilée, dans la pénombre, question de vous choper quelques images et un peu de l’ambiance de ces veillées de création modernes.

publié dans Quoi de neuf

Les soirées Pecha Kucha Montréal
février 4, 2010

Le bruit de la conversation
http://montreal.pecha-kucha.ca/

Environ cinq fois par année, des designers, graphistes, architectes et créateurs de tout acabit se regroupent à Montréal, pour présenter devant public, et sur fond de conversations animées, la démarche qu’ils ont empruntée pour un projet de leur cru.

Kalibre s’est rendu à la Société des arts technologiques pour constater de visu l’ampleur de ce phénomène mondial en septembre dernier.

Autopsie d’un concept multisensoriel, le seul de son espèce et rencontre avec Nicolas Marier, co-fondateur et co-réalisateur de Pecha Kucha Montréal et membre du collectif EKIP, qui, comme Kalibre, prône l’anti-cloisonnement et le mélange des genres.

Pour plus d’info sur les initiateurs des soirées Pecha Kucha au Québec: http://montreal.pecha-kucha.ca/organisateurs-organizers/

Kalibre : des soirées Pecha Kucha se déroulent aussi à Québec depuis septembre 2009 et à Ottawa depuis janvier 2010. Consultez les liens suivants pour plus de détails :

http://www.pecha-kucha.org/night/quebec/
http://www.pecha-kucha.org/night/ottawa/

À NE PAS MANQUER: JEUDI LE 11 FÉVRIER 2010 au CCA [Centre Canadien d'Architecture]
Pecha Kucha Night – Édition Spéciale : SAVON

Portes : 18H00
Présentations : 19H00
Fin : 21H00

1920, rue Baile, Montréal, Québec H3H 2S6
Maison Shaughnessy

! Gratuit !

Des présentations inédites portant sur les habitudes d’hygiène de Montréal, le 11 février 2010. Un aperçu de la soirée :

« Graffitis, saleté, poussière, feuilles, neige, gadoue, eau, mauvaises herbes, bars, clubs de strip-teases, corruption, usines, sex-shops, animaux errants, égouts, ordures, pollution, pauvreté, foule, bruit et odeurs ont tous été classés comme des problèmes de propreté. La définition donnée à cette question a varié selon les courants moraux ou politiques, les théories sur la ville et les découvertes médicales et technologiques. Mais dans tous les cas, le concept de propreté englobe tous ces termes  ».

Il y aura un entracte et un service de bar sera assuré pour toute la soirée.

publié dans Joueur de Kalibre, featured

The Icing on the Cake
février 4, 2010

Par Heidi Hollinger
Photographe
www.heidihollinger.com

Credit photo: Simond Normand - www.simonnormand.com

Texte original d’Heidi:
Simon Normand
…is the most creative young talent. He is bursting at the seams with ideas, desire, passion.  He encompasses the modern renaissance man, a man of all trades; a sharp and edgy photographer with borderless energy and enthusiasm; an inspired make-up artist and, when he gets a chance, a star retoucher, and an ingenious graphic designer.

And for me, the icing on the cake is his incredibly kind soul.

Credit photo: Emilie Pelletier

Texte traduit:
Simon Normand
…est un jeune talent des plus créatifs. Il explose de toutes parts d’idées, de désirs, de passion. Il représente l’homme à tout faire de l’ère moderne, un homme de tous les métiers; un photographe précis et edgy, qui possède une énergie et un enthousiasme sans bornes ; un artiste maquilleur inspiré et même, à ses heures un maître retoucheur et un graphiste ingénieux.

Et selon moi, son âme, d’une incroyable gentillesse, est la cerise sur le gâteau.


Kalibre:
Il a 28 ans, est originaire de la région de Montréal. Il s’intéresse au glam, à la femme, à la beauté et à la mode depuis son plus jeune âge.
À travers sa passion pour le dessin, il s’imprègne de la morphologie des visages, ce qui le mène tout naturellement à faire ses premiers maquillages…vers l’âge de 6 ans ! Cet art de combiner la photographie et le maquillage fait aujourd’hui de Simon un photographe unique et très prometteur.

Pour découvrir les plus récentes images de Simon Normand, visitez le: http://www.simonnormand.com


Cas: Ghislain Bouchard et La Fabuleuse Histoire d’un Royaume
janvier 18, 2010

La Fabuleuse Histoire d'un Royaume

Si belle soit-elle, toute oeuvre est sujette à améliorations. Ce fut le cas pour La Fabuleuse Histoire d’un Royaume, dont Ghislain Bouchard retoucha quelques éléments techniques, des moments de mise en scène, des parties de la bande sonore. Il est, comme toujours, très critique de ses oeuvres : «Mes textes, je les réécris dix fois. Je « garroche » et puis, après, je corrige. Entre la première et la dernière écriture, il y a au moins huit à dix reprises. J’élimine les répétions de termes, les fautes d’accords de toute espèce. Il faut que mon texte soit impeccable. Il n’y a pas d’excuse».

Citation tirée du cas: Ghislain Bouchard, ce «fabuleux» organisateur, cas produit en 2003 par Francine Richer et le professeur Laurent Lapierre.

Ghislain Bouchard, l’un des grands bâtisseurs culturels de chez nous, est décédé le 27 septembre 2009, à l’âge de 77 ans.

Pour accéder directement au cas en format PDF relatant le parcours de ce passionné de la scène, cliquez ici

publié dans Le monde des arts

From Roberval to L.A.
janvier 11, 2010

Crédit photo: Nancy Neil – www.nancyneil.com

De Paris à Tokyo, les fanas de chaussures haut de gamme se jettent sur ses créations au look rétro dès qu’elles se montrent le bout du talon. Qu’il s’agisse de Charlize Theron, Scarlett Johansson, Cameron Diaz, ou plus près de nous, de Mitsou, les plus belles femmes du monde s’empressent, depuis la sortie de sa première collection à l’automne 2008, d’habiller leurs jolis pieds de « Rousseau ».

Credit photo: Nancy Neil_nancyneil.com

Ses escarpins et bottillons de luxe se retrouvent chez les plus grands aux quatre coins du globe, dont les Fred Segal, Barneys, Harvey Nichols. Du p’tit gars de la rue Desruisseaux à Roberval, au Lac Saint-Jean, Jérôme C. Rousseau est devenu, à 32 ans, l’un des designers de chaussures de luxe le plus in de l’heure et habite le chic quartier Beachwood, à L.A., d’où il a une vue imprenable sur le célèbre signe d’Hollywood.

Balèze, le mec. Et pourtant, pas la grosse tête. «  C’est un travail tellement énorme, acharné et magnifique…Je suis très heureux de ce qui se produit, tout ce chemin parcouru en un an à peine ! Avant, je me disais : « Si je fais le Vogue, je vais célébrer comme un fou ! Mais finalement, ça fait partie de ma vie, de mon quotidien… J’ai encore l’impression que si j’arrête de travailler, tout va tomber. C’est sûr que j’ai un enthousiasme fou quand je reçois les premiers échantillons des collections, mais je préfère me concentrer sur le design de chaussures. Je mets tout mon cœur là-dedans », explique-t-il le plus humblement du monde.

La découverte du groove

Déjà tout jeune, il est inspiré par les arts, le théâtre, le dessin technique. Mais c’est la musique qui lui montrera la voie. « J’étais fou de Musique Plus, Much Music, j’ai grandi avec les vidéoclips. J’aimais beaucoup David Bowie, Cyndi Lauper, Duran Duran, tous ces groupes pops, catchy, au style individuel très prononcé ». À 12 ans, sa découverte du clip Groove is in the Heart, de Deee-lite, sera une véritable rencontre, de celles qui changent une vie. « Leur style, leur musique, leur personnalité m’ont vraiment fasciné. Je croyais que c’était eux qui avaient inventé le soulier plate-forme, sans savoir que c’était inspiré de la mode rétro des années’70 », ajoute-t-il.

Credit photo: Nancy Neil_nancyneil.com
Quelques semaines après cette révélation, il trace son premier croquis de chaussure et un autre lors d’un cours d’art, puis reçoit un livre sur les chaussures. «  Durant mes dernières années à l’école secondaire, j’étais véritablement passionné par les chaussures. Tout le monde qui allait à l’école avec moi le savait ». Puis, un ami lui donne un article qui parle de design de chaussures. « C’était sur John Fluevog, le designer des chaussures de Lady Miss Kier, de Deee-lite ! J’avais environ 14 ou 15 ans. Découvrir qu’il s’agissait d’un vrai métier a été un moment marquant ».

Le jeune Jérôme se met activement à la recherche des programmes et écoles où ce type de design se donne.  «  Il faut dire que mon professeur d’éducation au choix de carrière et ma mère ont été d’une aide incroyable. Ils m’ont aidé à chercher les programmes, les écoles où ce type de design se donnait. Les écoles de design de chaussures étaient toutes à l’international, en anglais. Un grand défi, un peu trop grand pour moi à l’époque ». Il opte donc pour le Collègue Lasalle, en design de mode, « car c’est ce qui se rapprochait le plus du design de chaussures. Là-bas aussi, mes profs, tout le monde savait, que moi, c’était la chaussure qui m’intéressait ».

Grâce à  la bourse de la Fondation de la mode de Montréal, qu’il reçoit deux ans d’affilée, il complètera sa formation à Londres, au très réputé London’s Cordwainers College, en design de chaussures et accessoires, où ont été formés notamment les Jimmy Choo et Patrick Cox. « Être dans une nouvelle ville comme Londres m’a ouvert les yeux sur tout ce qui se faisait en design, et beaucoup influencé. » Après ses études, il trouve facilement du travail, auprès de plusieurs designers européens et non les moindres (John Rocha, Matthew Williamson, John Richmond). Puis il reçoit une offre à Los Angeles et décide de faire le saut aux États-Unis…mais s’ennuie rapidement dans ce nouvel emploi. Qu’à cela ne tienne, c’est ainsi qu’il démarre sa compagnie et lance sa première collection, avec ses propres moyens !

Depuis, trois collections de Jérôme C. Rousseau se sont succédées dans les plus chics magasins d’une quinzaine de pays. À l’aube de mettre en marché sa quatrième collection (printemps-été 2010), on peut à présent se procurer ses vertigineuses créations chez Holt Renfrew, à Montréal et chez Tohu Bohu, à Québec. « Une boutique menée par une mère et sa fille, deux belles femmes, élégantes, qui ont la passion de la chaussure haut de gamme ».

Avis aux maniaques de chaussures craquantes : les derniers modèles de Jérôme C. Rousseau seront disponibles à la mi-février 2010.

En attendant, visitez le : www.jeromecrousseau.com

Nouveautés :
La collection fait partie d’une scène importante dans le nouveau film de Terry Gilliam, The imaginarium of Doctor Parnassus (L’imaginarium du Dr Parnassus) sorti en novembre dernier. Dans l’une des scènes, Johnny Depp se retrouve dans un monde de chaussures géantes, des stilettos multicolores et métalliques, tous signés de la griffe Jérôme C. Rousseau.  C’est une scène magique, absolument époustouflante !  « Je suis un grand fan de Terry Gilliam, donc ça me fait énormément plaisir » de dire le designer.


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Planants préliminaires
janvier 7, 2010

Par Jorane
Chanteuse et violoncelliste

www.jorane.com

Crédit photo:
Photos Jorane: Marianne Larochelle
Photos Jipé Dalpé: Michel Huneault - michelhuneault.com

Jipé Dalpé est ce genre d’auteur-compositeur qu’on aime voir dans le paysage de la musique d’ici. C’est la vague de fond, le courant qui remonte à la surface et qui amène de quoi se nourrir (au propre comme au figuré).  J’aime sa voix, sa drive, son sens du détail et ses façons bien à lui de nous balancer des mélodies qui nous décrochent immanquablement un sourire, faisant ainsi écho à certains textes teintés d’un humour noir.

Et il y a ce sens aiguisé de la détresse et de l’urgence: émouvant, impliquant.

… vivement un deuxième album.

KALIBRE : On peut se procurer l’excellent album Les préliminaires de Jipé le Sherbrookois multi-instrumentiste sur le site de Sphère Musique à : www.spheremusique.com, sur iTunes et www.zik.ca,  ou chez tout bon disquaire.

Pour du divertissement garanti, les pièces et videoclips de l’album sont à une portée de clic à l’adresse : www.myspace.com/jipedalpe. Espiègle Jipé!
Ah, et puis juste pour vous aguicher:

L’auteur-compositeur-interprète à la pop planante, imagée comme des courts-métrages, dispersera généreusement de son magnétisme et de son talent de fabuliste dans de nombreuses villes du Québec au cours des prochains mois. À surveiller près de chez vous !

Jipé Dalpé en spectacle:

15 Janvier 2010 (20 h) -  (Formule duo) en première partie de Louise Forestier – Salle Maurice O’Bready, Sherbrooke
2 février 2010 (21 h 30) - Spectacle résidence au Quai des brumes, Montréal
13 février 2010 (20 h 30) - Spectacle « Les préliminaires » en formule duo – Art Station Mont St-Hilaire, Mont St-Hilaire
25 février 2010 (20 h) - Spectacle « Les préliminaires » (Full Band), Jonquière
26 février 2010 (0 h) - Spectacle « Les préliminaires » (Full Band) – Cégep de St-Félicien, St-Félicien
27 février 2010 (20 h) - Spectacle « Les préliminaires » en formule trio, Val Morin
2 mars 2010 (21 h 30) - Spectacle résidence au Quai des brumes, Montréal
6 avril 2010 (21 h30) - Spectacle résidence au Quai des brumes, Montréal
4 mai 2010 (21 h 30) - Spectacle résidence au Quai des brumes, Montréal
26 mai 2010 (20 h) - Artiste invité au Cabaret libre influence – Lion d’or, Montréal
1er juin 2010 (21 h) - Spectacle résidence au Quai des brumes, Montréal, Québec

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Julie Perron, ou l’art de donner des frissons
décembre 9, 2009

par Dave St-Pierre
Chorégraphe

Parler d’une amie sans avoir l’air vendu c’est toujours un peu difficile. Tant pis je suis un vendu!

J’ai toujours dit que Julie était un cheval. Il est un peu déplacé de la comparer à un animal, en l’occurrence, un cheval pure race. Mais je le fais. Je m’explique : une fougue inclassable, une énergie toujours top niveau, une méga-hyper-power-woman, matrone de la précision, physiquement et émotionnellement robuste et vigoureuse, des jambes mais des jambes!… Une bombe quoi! Elle est une source inépuisable de force vitale, de force viscérale. Elle danse et vit avec ses tripes, son sexe, son cœur. Elle porte en sa matrice une effervescence contagieuse, elle est l’incarnation du mot liberté. Elle est bien enracinée dans les profonds vestiges de mes inspirations (celle-là je vous l’accorde, j’ai été la chercher un peu loin).

Vous savez quand, en tant que créateur, je regarde un interprète se lancer dans le vide, aucun filet, risque accru, sans même penser comment cela va se terminer, ça me donne LE frisson. JULIE PERRON EST UNE DONNEUSE DE FRISSONS. Elle obéit farouchement à ses pulsions, elle possède une force décuplée. Elle n’a pas peur des collisions brutales. Force de la nature inébranlable, infatigable, elle cabre le rein, piaffe en pétarade et commet d’innombrables déflagrations et détonations qui m’inspirent au plus haut point. Le vertige, elle me le donne sur un plateau d’argent.

Elle donne à chaque instant, à chaque élan, ce petit pouce de plus qui me fascine tant et dont je n’arrête jamais de parler et qui fait toute la différence entre une danseuse et une machine. J’entends par machine, un monstre, une bête de scène…Julie est une machine humaine, une machine folle, une machine à émotion, un être humain que je veux garder à la portée de la main, car Julie, tu me fait du bien dans tous les recoins de ma vie.

Alors pour écrire sans pudeur et être à la hauteur du Dave St-Pierre que je suis, Julie Perron  « torche des culs »*1, she’s fucking blow me away*2.

Longue vie à toi Julie. Longue vie à notre relation. Pour toujours. Amour.

*1 traduction libre : Elle déplace de l’air en tabernacle!
*2 traduction libre : non, bande de pervers, je suis gay. Elle me renverse artistiquement et humainement.

Post-scriptum : Une petite histoire courte : Un jour, à l’audition pour le « méga-hyper-paillettte-dorée-à-volonté-115-changements-de-costumes-grandiloquents-impossible-mais-vrai » spectacle de Céline, Julie et moi avons exagéré, comme à l’habitude, sur une improvisation. Nous devions venir saluer le public à répétition avec comme consigne d’augmenter notre émotion d’un cran à chaque fois. À la toute fin, il ne restait que Julie et moi, complètement hystériques. Nous avions stagné depuis un bon moment, mais, intenses comme jamais, nous avons poursuivi de plus belle et Franco Dragone nous a laissé faire. Nous avions l’air de deux jeunes écervelés complètement fous-furieux, casse –cous et un brin « too much ». Nous étions jeunes, sans peur du ridicule, fringants et trop « willing ». Ce que nous sommes encore!!!

Note de Kalibre: La compagnie Dave St-Pierre sera en tournée européenne du 21 février au 21 mars (du 17 février au 21 février 2010  à Rome, ensuite Liège, Dusseldolf , Vienne et du 18-21 mars 2010 à Oslo).

Pour Julie et Dave , des projets pleins la tête et les jambes pour la prochaine année!


Bagnole : Une idée qui tient la route
décembre 9, 2009

par Mariouche Gagné
Crédit photo: Émilie Pelletier - 
www.emiliepelletier.ca

J’ai décidé de faire découvrir les sacs « BAGNOLE » comme nouvelle éco-marque québécoise. Étant moi-même éco-designer, j’ai tout de suite été séduite par l’originalité de ces produits. On a pu voir ces dernières années beaucoup de sacs recyclés, mais l’utilisation des cuirs d’autos et ceintures de sécurité donne un look complètement différent.

L equipe de Bagnole

Isabelle Bérubé, originaire de Laval, est la conceptrice de « BAGNOLE ». Elle a officiellement lancé son entreprise il y a trois ans, et a connu un succès rapide. En discutant avec elle, elle m’a confié que son concept de recyclage lui était venu un jour dans son auto. « Prise dans le trafic, et regardant autour de moi, je me suis mise à imaginer que ma ceinture de sécurité pouvait faire une ganse de sac esthétique et solide ».

Ayant toujours rêvé de travailler à son compte, elle décide de démarrer une entreprise de conception de sacs. Sa première visite chez Lecavalier, un parc d’autos usagées qui lui a dès le départ fourni un support indéfectible, confirme son choix de transformer cette idée en entreprise. L’entreprise de pièces automobiles permet à Isabelle de « déshabiller » entièrement une voiture pour y récupérer toute la matière dont elle a besoin pour créer ses sacs (des revêtements de sièges en cuir, des boutons de radio, des ceintures de sécurité, ou même des coussins gonflables pour doubler l’intérieur de ses sacs!) . « C’est à chaque fois de nouveaux cuirs, des usures différentes, ce qui donne à chacun de mes sacs une touche unique ».

Pour la collection Hiver 2009-2010, Harricana par Mariouche a collaboré avec Isabelle pour la création d’un sac unique.  Associant nos deux styles, sa matière plus urbaine et notre fourrure recyclée, un sac ordinateur a vu le jour et est disponible actuellement dans nos boutiques!

HARRICANA par Mariouche
Boutique Montréal
HARRICANA PAR MARIOUCHE
3000, Saint Antoine Ouest
Montréal (QC) Canada H4C 1A5

Boutique Québec
HARRICANA PAR MARIOUCHE
44, Côte de la Fabrique,
Vieux-Québec (QC) Canada G1R 3V7

Visitez également la boutique en ligne sur : www.harricana.qc.ca

Kalibre: rendez-vous sur le site de Bagnole sacbagnole.blogspot.com/ sur les chapeaux de roues pour voir les topos réalisés par Salut, Bonjour! (surtout celui du 10 juillet qui se déroule chez Lecavalier, où l’on peut voir Isabelle en action avec ses bagnoles). À surveiller : les inédits et très résistants sacs Bagnole seront parmi les magnifiques créations de nos artisans, au Salon des métiers d’art, du 4 au 22 décembre 2009, à la Place Bonaventure à Montréal.


Belle découverte
novembre 27, 2009

par Marc Déry
Auteur, compositeur, interprète et réalisateur
Membre fondateur du groupe Zébulon

Crédit photo: Émilie Pelletier – www.emiliepelletier.ca

J’ai croisé Sophia D’Aragon pour la première fois sur un plateau, alors qu’elle avait environ 17 ou 18 ans. Elle travaillait sur le show de la Saint-Jean et je l’avais trouvée bien sympathique.

L’an dernier elle m’a recontacté pour me dire qu’elle faisait des chansons. Elle m’a dit : « je veux te les faire entendre, je veux ton avis ».

Credit photo: Emilie Pelletier

Je m’attendais à entendre des tounes plutôt ordinaires, comme ça arrive souvent, à chercher les mots pour lui dire qu’on ne s’improvise pas auteur-compositeur-interprète du jour au lendemain, mais NON : elle s’est mise à la guitare acoustique et sa voix, son énergie, tout était beau. Tout était à la bonne place. Malgré ses limites techniques sur l’instrument (ça ne fait pas longtemps qu’elle joue de la guitare, à peine deux ans), c’était vrai. C’était bon. Dès que je l’ai entendue jouer, je me suis dit : wow - il y a vraiment quelque chose là ! Et par-dessus tout, il y a le son de sa voix.

Sophia a maintenant 26 ans et elle vient de lancer son tout premier album, Sally and Me, sous son nom d’artiste Sally Folk. Un premier opus aux teintes fin des années ‘60  (Diana Ross, Lesley Gore, The Ronettes), où l’on retrouve aussi des influences de Cat Stevens, Janis Joplin, Paul Simon. Un heureux mélange, doublé d’une artiste à part entière, qui a tout pour réussir.

Je vous laisse en juger par vous-mêmes…

Kalibre: On peut se procurer l’album de Sally Folk sur iTunes, Napster, eMusic, Amazon, Limewire et Lala. Et visiter son site Internet à l’allure retro-chic, un univers en soi: http://www.sallyfolk.com. L’album Sally and Me sera lancé au National, à Montréal, le lundi 18 janvier à 18 h.

publié dans Chroniques, musique

Le Théâtre Mikhailovsky de Saint-Pétersbourg
novembre 25, 2009

par Laurent Lapierre
Titulaire de la Chaire de leadership Pierre-Péladeau à HEC Montréal
Président de l’Observatoire et de la culture des communications du Québec (OCCQ)

http://laurentlapierre.com
http://chairedeleadership.com

J’étais récemment à Saint-Pétersbourg par affaires. Il y a dans cette ville une longue tradition artistique. J’ai assisté à un véritable miracle de marketing. Le Théâtre Mikhailovsky, fondé en 1859 et qui a pignon sur la place du même nom, a connu une résurrection.  Il y a peu, on l’appelait dérisoirement « le théâtre de l’Opéra-Ballet Russo-Français ».  Dirigé par Vladimir Kekhman, qui a opté pour une approche commerciale qui ressemble à celle de notre Festival de Stratford, le théâtre a repris, depuis 2007, son nom original de Théâtre Mikhailovsky. Ce théâtre attire maintenant les plus grands artistes du théâtre, de l’opéra et de la danse. Les spectacles présentés sont de très haut calibre et les salles sont remplies. Le Mikhailovsky rivalise aujourd’hui avec les plus grandes institutions russes, comme l’Ermitage  et  le Mariinsky. C’est au Théâtre Mariinsky (le Kirov) que Marius Petipa a inventé les célèbres ballets russes.  Le Mikhailovsky rivalise même avec le célèbre Bolchoï.  L’Ermitage  n’a pas besoin de présentation.  Fondé en 1764 par Catherine La Grande, le musée d’État de l’Ermitage occupe une superficie totale de cent quatre vingt quatre mille trois cent dix-sept (184 317) mètres carrés dont soixante mille cent (60 100) sont répartis entre mille cent soixante-dix (1 170) salles d’exposition.  C’est comme si Le Louvre et Versailles étaient réunis dans un seul lieu. Le  « Vladimir Kekhman and the Mikhailovsky Theatre », grâce à son renouveau récent, fait aujourd’hui la réputation de Saint-Pétersbourg.  Une histoire à suivre…


publié dans Le monde des arts

Cas: Jacques Matte et le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT)
novembre 25, 2009

« Un projet doit partir du cœur. Pas besoin d’une étude de marché si tu as une bonne idée dans laquelle tu crois. Tu lances ton projet et ensuite tu trouves l’argent. C’est sûr qu’au début, c’est rock and roll. Ça prend souvent cinq ans avant de rouler, mais on n’a qu’une vie à vivre. Si tu as un rêve à réaliser, il faut que tu arrêtes d’en parler, que tu fonces et que tu le fasses. Si c’est une bonne idée, l’argent va venir et ça va marcher. »  Citation de Jacques Matte, tirée du cas Jacques Matte et le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT) réalisé par le Centre de cas HEC Montréal.

Pour télécharger ce cas et lire le parcours captivant d’un rêve fou devenu un incontournable pour le cinéma d’ici, cliquez sur PDF

Pour accéder aux autres cas de bâtisseurs d’ici et d’ailleurs, visitez le: http://web.hec.ca/centredecas/catalogue/index.cfm

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Quoi de neuf
novembre 23, 2009

Hé bien…tout!
Après des mois à flairer le phéromone créatif québécois, nez au vent et caméra à l’épaule, nous vous présentons enfin nos trophées de chasse : des artistes et organismes du milieu des arts et de la culture issus des quatre coins de la province, qui ont le feu. Ce feu sacré, cette flamme essentielle à toute société créatrice dite développée et à l’avant-garde, qu’on appelle inspiration.

L’équipe de Kalibre vous invite donc sans plus tarder à cliquer de tous bords tous côtés, pour regarder, lire, écouter ces inspirés originaires de Montréal (Francis Koch), de sa Rive-Nord (Isabelle Bérubé et Bagnole) et de sa Rive-Sud (Découverte de Kalibre : Stella bijoux), du Saguenay (Julie Perron), de Trois-Rivières (Joueur de Kalibre : Culture Mauricie), d’Abitibi (Le monde des arts : Jacques Matte et le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT) et même de Russie (Ailleurs : Tatiana Timofeeva).

L’équipe de Kalibre recherche des photographes et vidéastes dans toutes les régions du Québec pour 2010! Envoyez-nous un aperçu de votre travail ou le lien vers votre site Internet avec vos coordonnées à: portfolio@kalibrequebec.com 

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Matière à fantaisie
novembre 23, 2009

Crédit photo: Michel Huneault – michelhuneault.com

Ce mois-ci, Kalibre vous fait découvrir (ou re-découvrir pour certaines expertes ès accessoires), les fantaisies à porter de Stella bijoux, une griffe québécoise qui roule sa bosse depuis plus de 7 ans déjà…pour le plus grand plaisir des adeptes du simple et chic d’ici et d’ailleurs.

Credit photo: Michel Huneault

La particularité des bijoux créés par Isabel Désy, l’inspiration derrière Stella bijoux et son équipe ? D’abord, l’agencement des couleurs, des formes et des textures. Il faut dire que les matières sont à la base du processus de création de cette entrepreneure et designer originaire des Basses-Laurentides, qui se déplace jusqu’à New York pour dénicher elle-même des matières premières uniques. « Je suis d’abord attirée par une matière, une texture plus lisse, ou plus rugueuse, une bille particulière, et ensuite je crée le bijou, non l’inverse », explique-t-elle. Son amour des matières lui a également fait découvrir un nouveau dada, et elle crée depuis un an ses propres pièces d’étain. Ce qu’il y a de bien avec cette matière, c’est qu’elle ne ternit pas avec le temps et est plus abordable que l’argent », ajoute-t-elle.

Leur côté contemporain. « Ce sont des bijoux qui traversent bien les époques, ont une longue durée de vie. Ils ne se portent pas juste le temps d’une saison, mais  pendant des années, sans se démoder », dira-t-elle…ce qui n’est pas toujours le cas d’un vêtement.

Leur petit côté edge. Les créations d’Isabel Désy ont ce petit quelque chose de joyeux, de coloré, qui ne se prend pas au sérieux. « Un petit côté edge, original, mais pas trop ». Des bijoux de fantaisie distinctifs, qui rehaussent la féminité et savent aussi être passe-partout, pour être portés en toute occasion. « Je m’inspire de mes clientes, de mes amies, de ce que les gens portent dans la rue, n’importe quel jour, pas dans un défilé de mode à Paris ou dans un événement mondain », dira Isabel. Et c’est ce qu’on aime par-dessus tout.

Stella_bijoux_terre_pop-up_1

Kalibre vous offre ce mois-ci un aperçu de la toute dernière collection de Stella bijoux, inspirée des quatre éléments. Mais pour savoir où vous procurer ces accessoires qui vous donneront une impression de nouveauté renouvelée avec chacune de vos tenues, tout voir des créations d’Isabel et vous inscrire à la newsletter pour être informées des ventes,  payez-vous une petite séance de lèche-vitrine à: www.isabeldesy.com

Isabel sera parmi les artisans qui exposeront leurs créations au One of a Kind Show de Toronto du 26 nov au 6 déc. 
www.oneofakindshow.com

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À l’interstice du sédentaire et du nomade
novembre 23, 2009

par Pascal Caputo
Artiste-peintre

À l’ère d’une société postindustrielle, la peinture de Francis Koch repose sur les problématiques spatio-temporelles issues des modèles sociaux de notre époque. Utilisant le concept du nomadisme comme trame de fond dans ses toiles, Koch, peintre ‘humaniste’, remet en question les modes de vies actuels, qu’il qualifie de centralistes et sédentaires.

Les travaux de Koch prennent vie par le mouvement, donc par le voyage. Ainsi, plusieurs paysages y sont représentés et parfois fusionnés en un monde réinventé. À partir de nombreux déplacements en sol étranger et familier (Montréal), Koch compose ses tableaux à partir d’une multitude d’images et d’artéfacts accumulés au cours des années et de ses voyages passés. Cet échantillonnage temporel, qui est en quelque sorte le prolongement du voyage, est directement collé ou peint dans un aspect graphique sur un fond aux allures d’un bad-painting ‘Jasper Johnnien’! De plus, à l’aide de pochoirs et de collages, il utilise le langage de la signalétique pour construire un réseau complexe de flèches et d’inscriptions de manière quasi obsessionnelle dans chacun de ses tableaux.

Kalibre: pour voir Francis faire une toile en direct, et nous raconter son parcours de peintre nomade, visionnez ce video:

Par ces associations d’images, Koch cherche à créer une interaction entre les contextes spatio-temporels que sont les modes de pensées nomades et sédentaires, afin de mettre en relief les tensions qui existent entre eux, mais aussi pour en proposer une nouvelle représentation, en illustrer un nouveau paysage, en suggérer un tout autre paradigme social.

Telles les ‘storias’ (icônes religieuses) racontant le Chemin de Croix, chaque tableau de Koch devient une sorte d’histoire référentielle et suggestive de l’esprit nomade. Il ne s’agit toutefois pas d’une narration claire et établie. Le travail de Koch est, bien au contraire, une œuvre ouverte laissant place à l’appropriation et à la libre interprétation narrative. Il s’agit ici de voyager sur un chemin que l’on doit découvrir par soi même!

Le fait de peindre est, pour Francis Koch, plus qu’une simple prise de position. Il participe de façon directe à un engagement social.

:: Pour explorer l’univers riche et texturé de Francis Koch, artiste peintre et illustrateur d’origine canado-suisse établi à Montréal, faites un petit détour par le : http://www.franciskoch.com/ ::

publié dans Arts visuels, Chroniques

Culture Mauricie en plein trafic d’idées pour la relève
novembre 23, 2009

Pour son premier profil d’une entreprise du milieu culturel, Kalibre vous présente un nouveau-né en Mauricie, le projet « Jouer dans le trafic », conçu spécialement pour la relève artistique locale. Un échange exemplaire entre tous les joueurs du milieu !

Culture Mauricie, un organisme sans but lucratif fondé en 1978, et le Forum Jeunesse Mauricie lancent une nouvelle initiative entièrement dédiée à la relève artistique de leur région, en invitant la relève mauricienne à « Jouer dans le trafic ». Au programme pour la première édition du projet : une joyeuse virée d’auteurs-compositeurs-interprètes dans trois villes de la Mauricie et un site Internet, qui ont pour but de valoriser, soutenir et contribuer à l’essor et l’insertion socioprofessionnelle de la relève artistique en Mauricie.

« Un partenariat établi avec les Diffuseurs de la Mauricie nous a permis de concevoir un spectacle avec nos artistes en arts de la scène, tous auteurs-compositeurs-interprètes, explique Martine Perrin, coordonnatrice à la concertation et au développement chez Culture Mauricie. La Mauricie regorge d’artistes talentueux qui se démarquent par leur originalité, leur authenticité et leur volonté de faire carrière dans leur région. Nous sommes privilégiés d’avoir autant de créateurs de qualité et c’est aussi une occasion pour notre population de venir découvrir ou réentendre notre richesse musicale, sur notre propre territoire », ajoute-t-elle.

La première édition de la tournée « Jouer dans le trafic », qui se déroulait tout récemment (du 5 au 18 novembre derniers) dans les villes de Trois-Rivières, Shawinigan et La Tuque, a ainsi permis au public mauricien de découvrir de nouveaux talents locaux, des auteurs-compositeurs-interprètes qui ont été triés sur le volet : Dan Lemay, Daniel Morissette, Michael Petiquay, Baptiste Prud’homme, David Robert et Ingrid St-Pierre[J1] . « Chacun de ces créateurs y a présenté ses pièces originales, accompagné des autres artistes, offrant ainsi au public des interprétations uniques de leurs pièces », précise Mme Perrin.

« Joueur dans le trafic » est également soutenu par un site Internet (www.artrelevemauricie.ca), que tous les artistes de la relève de la Mauricie sont invités à alimenter, en ajoutant eux-mêmes leur fiche et leurs événements, et en affichant des annonces sur le babillard. Ces artisans, qu’ils soient en arts de la scène (incluant danse, cirque musique, théâtre), en littérature, en arts visuels (incluant métiers d’art, art médiatique), ou artistes multidisciplinaires, peuvent également avoir accès à des informations utiles à leur professionnalisation.

Pour la petite histoire : une belle idée transformée en action
D’une réflexion amorcée avec le Forum Jeunesse Mauricie en début d’année 2007 sur la situation de la relève artistique en Mauricie, pour identifier ses difficultés et ses besoins et trouver, le cas échéant, des solutions pour y remédier, Culture Mauricie a réalisé un état des lieux de la relève artistique mauricienne. L’organisme a ensuite formé un comité de travail composé de jeunes artistes, d’organismes dédiés à la relève et d’institutions scolaires spécialisées dans l’enseignement des arts et des lettres. Ce groupe d’acteurs du milieu a eu pour mandat d’élaborer un plan d’action destiné à améliorer l’insertion socioprofessionnelle des artistes de la relève de la région. Ce plan a finalement été testé et validé par des groupes témoins composés d’artistes de la relève pendant l’hiver 2008. Une belle concertation en présence de tous les joueurs concernés, qui a permis à « Jouer dans le trafic » de voir le jour !

publié dans Joueur de Kalibre

La créativité ambidextre
novembre 23, 2009

Une main c’est bien, mais deux c’est mieux !

Tatiana Timofeeva
Artiste-peintre de 33 ans
Vit et travaille à Paris

Site Internet : www.tt-art.fr

Voilà une artiste visuelle qui crée d’une manière étonnante et à notre connaissance, vraiment unique. Un univers en soi, tout imprégné des paysages du nord de son Extrême- Orient russe natal et de sa ville d’adoption, Paris.

Tatiana Timofeeva approfondit depuis 10 ans une technique de dessin bien particulière, en utilisant les deux mains de manière simultanée. Cet effet combiné crée un jeu de lignes, une danse aérienne et fascinante, qu’elle immortalise sur différents supports : papier, toile, aluminium. « J’utilise en général des fonds blancs, qui me permettent de  suspendre ces  « lignes-mouvements » dans une dimension à part », précise-t-elle. Un blanc qui rappelle les étendues infinies sous la neige de sa patrie d’origine.

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Dans le monde de Tatiana, on voyage dans des villes, des paysages ferroviaires ou enneigés, on revisite des portraits, souvent inspirés de proches. Et on se laisse ensorceler par ce double-jeu de lignes, aux couleurs différentes, une pour chaque main et pour chaque hémisphère du cerveau.

À voir absolument : Tatiana à l’œuvre sur vidéo lors de sa dernière exposition à la galerie Talmart à Paris : http://www.talmart.eu/galerie/mains-doeuvre-tatiana-timofeeva.php

Prochaine exposition :
20 janvier – 30 mars 2010
Exposition à la Mairie du 11e arrondissement Paris
12, Place Léon Blum 75011 Paris

publié dans Ailleurs

Les portes tournantes des Productions Arreuh
novembre 22, 2009

 

par Stéphane Despatie

Poète, chroniqueur, directeur de la revue de poésie Exit et directeur général des Écrits des Forges. 

Derrière les projets, il y a d’abord les gens. Catherine Cormier-Larose et Jonathan Lamy, en plus d’être de bons poètes, apportent, par leur énergie exemplaire, un vent frais et essentiel à la santé de la poésie. Les Productions Arreuh offrent des alternatives aux réseaux habituels de la poésie en proposant de nouveaux angles et de nouvelles portes d’entrée pour accéder au genre. Les poètes en bénéficient, non seulement parce qu’ils découvrent de nouveaux publics, mais aussi parce qu’ils ont une possibilité d’aborder leur métier sous un autre jour, soit de manière plus ludique, soit en se mettant « en danger », en délinquant, en assouplissant leurs jalons réguliers. Ne serait-ce que parce qu’elles troublent nos habitudes, les Productions Arreuh méritent qu’on s’y intéresse.

Pour en savoir plus sur les prochaines sorties des Productions Arreuh, visitez le : http://productionsarreuh.blogspot.com/

publié dans Chroniques, Édition

Sur les traces des grands…qui ont commencé petit
novembre 15, 2009

La Chaire de leadership Pierre-Péladeau a été fondée en février 2001 avec la collaboration du Groupe Quebecor, qui désirait perpétuer la mémoire de son président-fondateur, le grand entrepreneur Pierre-Péladeau. Le titulaire est Laurent Lapierre, professeur titulaire à HEC Montréal, qui a voulu en faire un outil de recherche et de réflexion sur le phénomène pluridimentionnel du leadership. Dans ses travaux de recherche et ses activités de formation, la Chaire privilégie une approche empirique consistant à recueillir les témoignanges directs de leaders, à en faire des récits (de type storytelling) les plus fidèles possibles et à présenter ces expériences comme autant de formes uniques de leadership.

Les publications de la Chaire comportent des biographies, des études de cas et des essais qui invitent à la réflexion et à une action en prise directe sur la réalité de la gestion dans tous les domaines de l’activité économique : affaires, administration publique, industries culturelles, sciences, sport, gastronomie, communications, etc. [1]

La Chaire étudie les dimensions conscientes et inconscientes du leadership chez les leaders eux-mêmes, chez ceux et celles qui les suivent, et dans les relations qui s’établissent entre les deux. Par ses activités, elle vise le grand public, puisque le leadership concerne tout le monde : les monographies, les études de cas et les textes courts sont directement accessibles sur Internet ou publiés dans des médias de masse.

Pour consulter le Catalogue de cas et télécharger ces parcours passionnants de leaders d’ici et d’ailleurs, visitez le : http://web.hec.ca/centredecas/catalogue/index.cfm

La Chaire a également produit l’émission Leaders, diffusée à la chaîne Argent http://argent.canoe.com/. Leaders s’inspire de Inside Actors Studio, une émission où James Lipton conduit des entrevues devant public (des étudiants du Actors Studio) avec des personnalités du monde américain du cinéma et du théâtre. Leaders est l’occasion de rencontres avec des leaders œuvrant dans tous les secteurs : affaires, arts et culture, élite intellectuelle, sciences… En 2006, la Chaire publie : Noblesse oblige, l’histoire d’un couple en affaires, et Jacques Duchesneau sur le qui-vive. L’audace dans l’action, puis Sid Lee c’est qui ?, qui a mérité le Grand Prix Grafika – catégorie Livre – en 2008, de même que Pierre J. Jeanniot – Aux commandes du ciel, paru à l’automne 2009. Laurent Lapierre tient aussi la chronique hebdomadaire «leadership», toujours à la chaîne numérique Argent.

Pour en savoir plus, visitez le : http://chairedeleadership.com/presentation 

publié dans Le monde des arts

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