Dans l’univers de la BD québécoise, Francis Desharnais est un extraterrestre. Publié en 2008, Burquette est apparu tel un véritable OVNI dans le paysage de la bulle québécoise.
Mais d’où sort donc ce Francis Desharnais? Son nom n’apparaît dans aucun collectif, aucune revue, ni même le moindre fanzine… Qui plus est, alors que la tendance en BD québécoise est à l’introspection, parfois narcissique, ce bédéiste de Québec nous arrive avec un album atypique qui met en lumière la vacuité de notre époque, sa quête de la célébrité instantanée et sa dictature du « Et moi, et moi, et moi! »

Comme plusieurs auteurs de bandes dessinées au Québec, Francis Desharnais débarque du monde de l’animation. Ce qui peut expliquer ce sens du rythme et du punch qui tue qui transparaît dans chacune de ses bandes.
Francis Desharnais pratique un humour difficile, celui de la satire sociale. Même si la BD d’humour y est omniprésente, bien peu d’auteurs pratiquent ce genre au Québec. On peut également penser à Simon Banville et son Asymptote, mais la liste est très brève. Mariant habilement l’humour slapstick et la critique sociale, la charge, jamais lourde, que mène Francis contre le nombrilisme ambiant provoque autant le sourire que la réflexion. Ce qui est toujours bon à prendre.
Couronné de nombreux prix (Bédéis Causa du meilleur album de langue française et Bédéis Causa du meilleur premier album et finaliste du Bédélys Québec), Burquette a reçu des critiques élogieuses tant au Québec qu’en France pour l’originalité de son sujet et la finesse de son approche. Le second volume des déboires d’Alberte démontre sans l’ombre d’un doute que Francis a quelque chose à dire et que Burquette n’était pas qu’un feu de paille.
Pour découvrir l’univers cynique et éclaté de Francis, visitez le : www.francisd.com
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L’histoire de Burquette (Tome 2) :
Alberte, la jeune adolescente que ses amis ont baptisée Burquette en raison des expériences socio-éducatives de son père, reçoit une bonne et une mauvaise nouvelle.
D’abord la mauvaise, son géniteur a une idée pour élever la conscience sociale sa fille : l’enchaîner à une machine à coudre en fonte ! Cet appareil n’est-il pas le parfait symbole de l’oppression que vivent des milliers d’enfants dans le monde, condamnés à produire des vêtements de marque pour des salaires de misère?
Heureusement, une bonne nouvelle l’attend. Sa mère l’invite à faire un voyage mère-fille en Balaysie. Elle y fera la rencontre d’une jeune héritière, célèbre pour ses frasques et abonnée à la une des journaux à scandales. Burquette y gagnera une célébrité aussi envahissante qu’inattendue.
Pendant ce temps, son père se prépare à devenir le Che Guevara de la machine à coudre…













