Chaque regroupement ou collectif se doit d’exister. Il n’y a pas assez de révolution et de mouvement créatif dans ce bas monde. De plus en plus, les choses se font de manière individuelle. Et je m’attriste de cela. L’époque où Hemingway rencontrait Fitzgerald, Dali, Bunuel, et Picasso à Paris est bel et bien révolu. La même chose pour le mouvement Panique de Jodorowsky et Arrabal. Et que dire des signataires du Refus Global, Borduas, Riopelle, les frères Gauvreau, Madeleine Arbour et compagnie.

Lorsqu’un groupe de personne décide de faire un film ensemble, de créer, de partager des idées, il n’y a rien à faire, mon cœur s’excite. Les poils de mon cul se redressent. Je suis fier et en admiration pour ces gens. Surtout lorsque deux sœurs arrivent à s’entendre. Peut-être un jour aurons-nous affaire aux « sœurs Fortin » au même titre que les Frères Cohen? Le temps nous le dira.
Je souhaite à tout le monde une belle projection. À Gervais je dis : « fais à ta tête ». À Lepage je dis : « fais-toi confiance ». À Blanchet je dis : « Ne pense pas trop ». À Fannie je dis : « Désorientes-toi ». À Macha je dis « Ouvres tes ailes ».
Bon cinéma.
Par Pierre Javaux
Tout d’abord confirmer la perception de Robin Aubert. Ils étaient (presque) tous des participants de l’édition 2009 de la Course Estrie et malgré l’inévitable compétition qu’implique le mot course, ils sont restés solidaires et se sont entraidés pendant la production de leurs courts métrages respectifs. Ils continuent avec ce long métrage à dix mains et c’est une démarche tout à fait exceptionnelle.
Congé sans solde c’est six intrigues qui se tiennent en bonne partie parce qu’elles viennent de la propre réalité des auteurs, je crois, et pour moi, c’est une très grande qualité. C’est aussi un « road movie » puisqu’on se retrouve très souvent en auto ce qui fait fatalement penser à Québec-Montréal de Ricardo Trogi. C’est aussi un « feel good movie » parce que les situations sont du côté de la vie dans tout ce qu’elle peut avoir de pétillant, y compris l’humour.
J’ai particulièrement aimé le personnage de Frédérique (Pascale Bergeron) dont les répliques sont très bien écrites et le personnage de la travailleuse sociale (Valérie Leroy) qui rive son clou à l’amateur de « one night stand ». D’ailleurs, le niveau de jeu est très bon la plupart du temps.
Il reste des problèmes à régler notamment sur le plan du son qui empiètent un peu sur notre plaisir et également, trouver le bon codec pour la diffusion. On ne peut qu’espérer que cette démarche se prolonge dans un nouveau projet complètement abouti.
KALIBRE : Découvrez ce collectif de cinéastes en devenir originaires de Sherbrooke! Après le concours de la Course Estrie 2009, les vidéastes Luc Gervais, Marc Lepage, William Blanchet, Macha Fortin et Fannie Fortin ont uni leurs forces pour créer la Coop Studio 35. Congé sans solde, un long métrage regroupant six histoires qui se déroulent durant un été, est né de cette collaboration. Toutes les histoires commencent avec la fête nationale de la St-Jean et se terminent à un rassemblement organisé par l’une des protagonistes. Certains se croisent et d’autres entre par hasard dans ce grand manège des congés estivaux.
La toute première projection de Congé sans solde a lieu le 15 juillet 2011, à la salle Le Tremplin 16-30, au 97, Wellington Sud, Sherbrooke, à 19 h, au coût de 5 $. De plus, chacun de ces jeunes réalisateurs y présentera son court métrage : Fouiller dans les tiroirs (Fannie Fortin), Éphémère (Macha Fortin), Allée 27 b (Luc Gervais), Sauveteur en choc (William Blanchet) et Katrine et les vagues (Marc Lepage).
Belle soirée cinéma en perspective!
Pour visionner d’autres vidéos du collectif, consultez le :
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