Une très belle action en faveur du court-métrage québécois vient tout juste d’être lancée : la deuxième édition de Pourquoi pas un court?, une initiative qui vise à remettre au goût du jour la diffusion de courts-métrages sur les écrans des cinémas de la province… et pourquoi pas du monde? Soyez attentifs lorsque les lumières se tamiseront dans votre salle de cinéma favorite pour savourer un petit « court » bien de chez nous.
« C’était l’idée de Mario au départ (Mario Fortin, président-directeur général du Cinéma Beaubien, l’initiateur du projet) », explique Dominique Coupal, coordonnateur de l’événement. Il voulait ramener la formule « un court avant un long » en salle. « Quand on a préparé le plan d’affaires du Cinéma Beaubien en 2001, nous avions mis de l’avant l’idée de présenter des courts-métrages avant le plus de films possible. Si on a réussi à quelques reprises, on pouvait faire plus. Le principal frein : le 35mm. La très grande majorité des salles de cinémas du monde sont encore équipées du 35mm… et très peu de courts sont tournés en 35mm. Il en coûte très cher de transférer ce qui est tourné en vidéo (HD ou pas) en 35mm. Trop cher pour penser le faire pour le Beaubien seulement. Avec l’aide de Michel Coulombe et Lise Dandurand pour convaincre d’autres cinémas d’embarquer dans l’expérience et trouver des commanditaires pour arriver à payer les dépenses et après beaucoup de temps et d’efforts, on a réussi l’an dernier. Avec suffisamment de succès pour pouvoir répéter cette année avec plus de salles », explique le principal intéressé.
En effet, les courts sélectionnés pour l’édition 2010-2011 seront diffusés dans 18 villes du Québec (trois salles par cinéma), donc 54 salles au total, comparativement à 36 l’an dernier. « Cet événement a lieu grâce à nos partenaires » renchérit Dominique Coupal, « et aussi grâce aux programmateurs de salles, partout au Québec, qui changent leurs façons de faire, de travailler, pour accueillir Pourquoi pas un court? chez eux ». Les nouvelles villes qui ont joint l’aventure cette année sont : Québec, Gatineau (Aylmer, Gatineau), Belœil, Sept-Iles, Shawinigan.
La recette fait mouche : 130 participants ont déposé leur film à Pourquoi pas un court? entre mai et août 2009, suite à la toute première édition de l’événement! « La beauté, c’est que certains films ont été créés spécialement pour Pourquoi pas un court? » explique M. Coupal. Et certains de ces films ont une vie après le festival : l’an dernier, par exemple, certains ont circulé dans différents festivals en Europe ».
Les douze courts-métrages de la mouture 20010-2011 proposent une programmation variée où chacun devrait y trouver son compte. L’an dernier, plusieurs films étaient de réalisateurs montréalais. Cette année, la programmation est issue d’horizons divers: l’un d’entre eux provient de la communauté innue de Pessamit et seulement trois films (sur douze) sont de Montréal.
Pour tout savoir de la programmation de Pourquoi pas un court? dans votre ville jusqu’au 24 février 2011 : www.ppuc.info/prog.php
Films de l’édition 2010-2011 :
98,99,100 de Martin Perizzolo, 2009, 2 minutes 30 secondes
Les anges déchets de Pierre M. Trudeau, 2008, 5 minutes 30 secondes
Au petit bonheur la chance de Karine Jetté, 2009, 1 minute 19 secondes
Chargé de Samuel Matteau, 2009, 5 minutes
Chiffre de James Picard, 2009, 3 minutes
Clic de Pascal Mailloux & Cédric Audet, 2008, 3 minutes 12 secondes
L’explosion du studio 12 de Jean-Sébastien Beaudoin-Gagnon, 2009, 5 minutes
Le technicien de Simon-Olivier Fecteau, 2009, 7 minutes 15 secondes
Un pas de deux d’Anh Minh Truong, 2009, 5 minutes 42 secondes
Une fois de plus de Sandra Coppola, 2009, 4 minutes 43 secondes
Les ustensiles de Pascal Mailloux & Cédric Audet, 2008, 5 minutes 40 secondes
Valérie Cadieux auditionne de Marie-Ève Beaumont, 2009, 5 minutes 30 secondes



















